rêver de nouveau

Le Pass sanitaire est contraire aux libertés : la preuve par le formidable discours de Mathilde Panot à l'Assemblée Nationale !

 

Tout est dit est superbement dit. Il n'y a rien à rajouter si ce n'est qu'on ne peut qu'être sidéré par la capacité d'Emmanuel à désigner des coupables pour éviter d'avoir à rendre compte de ses erreurs.

 

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L'incroyable déchéance des services secrets marocains !

Dis-moi qui tu espionnes je te dirai comment tu vas !

Les services secrets marocains ont espionné François de Rugy. Ça va vraiment mal pour eux.

On ne savait pas que les informations sur les homards étaient si importantes !

Posté par leunamme à 09:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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En rendant la vaccination obligatoire, Emmanuel Macron fait preuve d'autoritarisme et de soumission au milieux économiques.

Seringue, Seringue Jetable, Aiguille

Avant toutes choses, il faut lever les ambiguïtés : je suis favorable à la vaccination, je pense même qu'il s'agit là du meilleur moyen de sortir de cette épidémie, et je crois fermement que se vacciner aujourd'hui est avant tout un acte de civisme et de solidarité.

Ceci étant posé, il faut bien revenir sur les annonces du président de la République et commencer là aussi par lever un malentendu important volontairement entretenu par Emmanuel Macron : la vaccination sera bien obligatoire pour l'ensemble des Français, et pas seulement pour les soignants comme cela est indûment annoncé. Comment appeler ça autrement quand pour aller au restaurant, au cinéma, faire du sport, prendre le train, l'avion, faire ses courses, bref pour la plupart des actes de la vie, il faudra un pass sanitaire (donc être vacciné) ou un test PCR qui deviendra très vite payant (très cher on suppose) ?

Bref, dans une démocratie avancée supposée fonctionner sur le dialogue et le consentement, c'est de façon unilatérale, solitaire et autoritaire que le Président a encore décidé. Unilatérale car si des textes seront bien votés au Parlement, ils le seront devant une assemblée composée majoritairement de députés godillots qui avalisent béatement les désirs et volontés du suzerain. Solitaire car s'il y avait un consensus qui se dessinait sur l'obligation vaccinale des soignants, le reste est sorti comme par magie du chapeau jupitérien sans que cela ne soit évoqué ni au Parlement ni au Conseil des ministres. Autoritaire enfin, car c'est bien de sanctions que sont menacés les contrevenants, c'est encore la police qui sera envoyée au front pour faire appliquer des règles que beaucoup ne comprennent pas, ce qui amène à la plus grande des absurdités : ce sont des policiers qui n'ont pas l'obligation vaccinale qui seront amenés à vérifier que les gens qui fréquentent les lieux publics sont bien vaccinés.

C'est encore et toujours la même variable qui préside aux décisions présidentielles : l'économie. C'est parce qu'il a peur que la remontée inexorable des cas de coronavirus, en lien avec le variant Delta, ne vienne contrecarrer la reprise économique qui se dessine, qu'Emmanuel Macron agit dans la précipitation. En faisant ainsi, certes il relance la vaccination, mais il crée deux catégories de Français, les vaccinés et les autres, et prend le risque de les opposer frontalement et de fracturer la société si par malheur à l'automne nous devions être contraints à reconfiner. C'est une faute professionnelle pour celui dont le rôle consiste à garantir l'unité des Français. C'est d'autant plus absurde que l'OMS qui soutient la vaccination est opposée à l'obligation vaccinale.

Macron piétine les libertés fondamentales, se soumet entièrement à l'autel de la croissance et met la France sous tension. Le 12 juillet 2021, la France est sortie un peu plus de la démocratie !

Posté par leunamme à 22:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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ATTAC, l'association qui lutte contre l'évasion fiscale ou Bernard Arnault le milliardaire ? Anne Hidalgo a choisi son camp !

C'était il y a quelques semaines, après plusieurs années de fermeture et une rénovation luxueuse, la Samaritaine, propriété du groupe LVMH, fêtait en grande pompe sa réouverture. Défilé de luxe, invités VIP, presse de connivence, tout y était, jusqu'au président de la République venu prendre l'air du côté des puissants, juste après une claque monumentale aux élections régionales et départementales. Quel beau signal envoyé aux Français !
Pourtant, l'euphorie des agapes à peine retombée, l'association ATTAC passait à l'action et repeignait à la gouache noire les vitrines extérieures du magasin de luxe. L'objectif était clair, par cet acte symbolique il s'agissait de dénoncer ces milliardaires qui continuent à s'enrichir grassement pendant la crise alors que des centaines de milliers de Français tombent dans la misère. Il faut dire que Bernard Arnault, principal actionnaire de LVMH, et donc de La Samaritaine a vu sa fortune enfler de plusieurs dizaines de milliards alors que dans le même temps son groupe supprimait des milliers d"emplois, dont plusieurs centaines en France.

Le bataillon des pleureuses macronistes n'a pas tardé à se mettre en route, dénoncant un acte inacceptable. Le plus surprenant (enfin, ne seront surpris que ceux qui veulent bien être surpris) est de voir se mêler à ce concert d'indignation la voix d'Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris, soi-disant de gauche. La sanction est tombée, radicale, sans nuance : pour elle il s'agit d'un acte de vandalisme.

En politique plus qu'en aucun autre domaine, les mots ont un sens. En qualifiant l'action dATTAC d'acte de vandalisme et non pas d'action militante (ce qu'elle est), Anne Hidalgo emprunte directement au vocabulaire droitier voire extrême-droitier, renvoyant sans mesure ATTAC au rang des voyous, de ceux qui fabriqueraient de l'insécurité. Elle va même plus loin en en faisant des irresponsables qui s'en prennent à Bernard Arnault et son groupe alors même qu'en rénovant La Samaritaine il aurait créé des milliers d'emplois. La future candidate à l'Elysée, puisque telles sont les intentions que d'aucuns lui prêtent, indiquent ainsi clairement ce que serait le ton de sa campagne : un copié-collé suiviste de celles de Macron et de Marine Le Pen. De gauche peut-être, de droite assurément.

Toutefois, ce n'est pas parce que l'on fait de la surenchère dans le vocabulaire que l'on dit la vérité, c'est même souvent la preuve du contraire. Les membres d'ATTAC ont utilisé de la gouache ! Autrement dit, il a suffit d'un peu de temps et d'huile de coude pour nettoyer tout ça. Du vandalisme, vraiment ? Un hommage à Soulages, tout au plus ! Quant aux milliers d'emplois créés, ils succèdent à ceux bien plus nombreux que LVMH a détruit au moment de la fermeture il y a quelques années.

Mais le plus grave dans tout cela est que Mme Hidalgo ne dit rien sur le fond et sur ce qui était l'objet de l'action d'ATTAC. Quid de l'enrichissement de Bernard Arnault pendant la crise ? Quid de l'évasion fiscale apparemment pratiquée sans vergogne par le groupe LVMH ? L'association explique pourtant très clairement ses motivations sur son site (ici) Pourtant ce sont là aussi des milliards qui manquent à l'Etat, et donc là aussi des milliers d'emplois forts utiles qui pourraient être créés.

Ah ! Qu'il est loin le temps où le parti socialiste voulait changer la vie (ce fut l'hymne du PS en 1977 !). Qu'il est loin le temps où Mme Hidalgo soutenait un candidat qui avait pour principal ennemi la Finance. C'était il y a 10 ans à peine, une éternité à l'échelle du temps politique, des siècles à l'aune de la vitesse des retournements de veste socialistes. 

 

Posté par leunamme à 22:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Front National : et si le mal était plus profond ?

C'est une évidence, si on se réfère aux espoirs que les dirigeants du parti d'extrême-droite mettaient dans les scrutins départementaux et régionaux, et à ce que leurs promettaient les différents instituts de sondage, les résultats sont pour eux non seulement une grande déception, mais un échec retentissant. Pourtant, lorsqu'il s'agit d'identifier les raisons de cet échec, il y en a une principale qui est reprise en cœur par les leaders nationalistes sur tous les médias : l'abstention phénoménale qui selon eux aurait touché leur parti plus que tous les autres.

On peut quand même douter fortement de cette affirmation, même si elle est reprise sans filtre par la plupart des journalistes ; et corroborée par les enquêtes d'opinion. Certes, l'abstention touche encore plus fortement les jeunes et les couches populaires que le reste de la population, catégories qui sont le cœur électoral du FN, encore faudrait-il préciser que ces catégories ne sont pas uniformes, quelles sont diverses, qu'il n'y a pas une jeunesse mais des jeunesses, comme il y a une multiplicité dans les couches populaires. Une autre grande caractéristique de l'électorat frontiste est qu'il est, plus qu'aucun autre, d'essence rurale ; Si l'abstention touche tout le pays (à l'exception notable de la Corse et des Outremers), elle est encore plus massive dans les grandes villes et particulièrement dans les banlieues populaires (82 % d'abstention à Roubaix, 80 % à Sarcelles, 78 % à Saint-Denis, 74 %, à Gennevilliers, 72 % à Créteil, 87 % à Vaulx-en-Velin, 82 % à Vénissieux,  etc.), là où, à quelques exceptions près Marine Le Pen à fait ses plus mauvais résultats à la présidentielle (16 % à Roubaix, 11 % à Sarcelles, 10 % à Saint-Denis, 11 % à Gennevilliers, 10 % à Créteil, 16 % à Vaulx-en-Velin, 17 % à Vénissieux, etc.).

Bref, le recul de presque 10 points par rapport au scrutin régional précèdent et par rapport à ce que prédisaient les oracles sondagiers, ne peut être expliqué par la seule abstention. De même, la dédiabolisation du FN qui aurait si bien réussie au point d'en faire un parti comme les autres n'est pas complètement pertinente, ou alors comment expliquer que la peur de l'extrême-droite et le Front Républicain aient (certes dans une moindre mesure qu'auparavant) encore étaient efficients, notamment dans le sud-est ?

D'abord il faut mettre à mal deux idées qui sont considérées comme acquises et assénées comme vérité sur la plupart des médias.

Premièrement, on nous a rabâché depuis des années que l'électorat frontiste était l'un des plus motivé et  qu'on était passé d'un vote de protestation à un vote d'adhésion aux idées frontistes. L'abstention qui a touché le FN comme les autres partis ( mais probablement pas beaucoup plus que les autres), démontre le contraire. Le fait qu'il n'y ait pas eu de rebond au second tour, malgré les injonctions impératives de Marine Le Pen, vient confirmer cette impression : le vote FN reste un vote de protestation.

Deuxièmement, il y aurait depuis la présidentielle une véritable dynamique du FN qui le verrait progresser à chaque scrutin. La vérité des urnes démontre le contraire, et le repli électoral s'est amorcé dès 2017 et les législatives. En effet, à cette élection le FN a certes élu 8 députés, mais il est en recul de 0.5 % par rapport à 2012 avec 13.2 %. C'est peu, presque rien, mais significatif pour un parti qui vient de se qualifier pour le second tour : il n'y a pas de dynamique. Les Européennes de 2019 viendront le confirmer : le FN reste le premier parti de France à ce scrutin, ce qui permet de masquer qu'il est en recul de 1.5 %. De même aux municipales, la prise de Perpignan, grande ville du sud, mais à l'histoire électorale particulière, permet de cacher la réalité : le FN échoue lourdement presque partout où il espérait diriger les exécutifs municipaux. Non seulement il n'y a pas de vague inexorable depuis 2017, mais c'est un reflux (du vote FN, pas forcément de ses idées malheureusement) que l'on constate. Les Régionales et Départementales, aidées par l'abstention, ont seulement confirmé cette impression.

Mais alors, comment expliquer cela, alors même que les idées du FN ont pignon sur rue, particulièrement sur les chaînes d'info, mais aussi sur les réseaux sociaux ? Comment expliquer cela alors même que les thématiques de Mme Le Pen et de ses sbires, l'immigration, l'insécurité, le terrorisme islamiste, sont au cœur du débat politique depuis des mois et des mois ?

Pour tenter un début d'explication, il faut essayer de comprendre comment le FN a pu passer de 4.8 millions d'électeurs en 2002 avec Jean-Marie Le Pen, à 6.4 millions en 2012 et 7.6 millions en 2017 avec sa fille. Pour moi, cette progression très forte porte d'abord et avant tout un nom : Florian Philippot.

Celui-ci, qui de 2012 à 2017 sera le numéro deux du FN mais qui dès 2011 était le principal conseiller de Marine Le Pen, a surtout été le principal moteur du changement de paradigme idéologique du FN. Souverainiste, c'est surtout pour sa volonté indéfectible de sortir de l'union européenne qu'il est resté dans les mémoires. C'est oublier qu'avant d'être au FN, Florian Philippot était un homme aux convictions de gauche, proche de Jean-Pierre Chevènement. Avec lui, le FN va sortir de sa doctrine ultra-libérale, chère au patriarche des Le Pen, pour insuffler un discours plus social, et partir à la conquête de l'électorat populaire de gauche, déçu du pouvoir socialiste. Ainsi, il défend les cheminots en grève en 2014, il ne manifeste pas contre le mariage homosexuel, il fait figurer la retraite à 60 ans au cœur du programme électoral, et réussit même à adoucir (un peu) les positions du FN en matière d'immigration (la page Wikipédia explique tout cela très bien).

Avec son éviction du parti en 2017, c'est la frange radicale du FN, la plus extrémiste qui a repris le pouvoir. Celle aussi qui en matière économique a remis le logiciel ultra-libéral au cœur de la doctrine frontiste. Depuis on constate que Marine Le Pen n'est plus aussi sûre de vouloir revenir sur les réformes des retraites (lepoint.fr), qu'à l'instar des libéraux et du gouvernement, elle est pour le remboursement de la dette, et qu'enfin, l'immigration et l'insécurité sont revenus au cœur de son propos.

2017, c'est le départ de Florian Philippot du FN, c'est aussi la fin de la dynamique du FN. La concordance des évènements est troublante. On peut quand même se poser quelques questions : et si, plus que l'abstention des classes populaires, c'était cet électorat populaire venu de la gauche, déboussolé et écœuré qui avait fait défaut à FN ? Et si cette dynamique là était sans retour et faisait en sorte que le FN se replie sur son socle électoral venu de la droite ?

 

 

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