rêver de nouveau

Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. (Aimé Césaire)

05 février 2009

Quel avenir pour le NPA ?

L'évènement politique du jour aura lieu à La Plaine Saint-Denis et ne sera pas diffusé en direct par les grandes chaînes de télévision. Il s'agit de la dissolution de la LCR qui donnera officiellement naissance demain au NPA. Ceux qui me lisent régulièrement connaissent mes sympathies pour Olivier Besancenot, même si je n'ai pas ma carte à son nouveau parti. Ceci dit, et au-delà de mes opinions personnelles, je crois que l'apparition du NPA peut profondément changer la donne politique dans ce pays.

Tout d'abord, je remarque que le processus engagé par la LCR est unique dans l'histoire de ce pays. Voici un parti qui fait le triple constat de l'insuffisance de son socle militant, de l'incapacité des leaders de la gauche à proposer une alternative face au capitalisme, et d'une véritable attente dans le pays pour une gauche enfin de combat qui cesse de tergiverser avec les milieux économiques. C'est en partant de toutes ces analyses que la LCR décide de créer un nouveau parti, non pas en faisant des alliances d'appareil, mais en faisant appel aux militants, aux citoyens, à tous ceux qui se sont retrouvés dans les meetings d'Olivier Besancenot ou dans les luttes sociales. Evidemment, les militants historiques du parti trotskyste constituent le noyau dur du NPA, mais ils ne sont plus majoritaires. Quel parti peut aujourd'hui se vanter d'avoir tripler son nombre d'adhérents en moins d'un an ?

L'arrivée du NPA sur la scène politique est aussi un tournant de notre vie politique parce qu'il s'adresse directement à ceux qui depuis longtemps sont abandonnés par les partis politiques et particulièrement ceux de gauche : les ouvriers, les chômeurs, les jeunes, les immigrés, etc. Contrairement à l'idée majoritaire, je crois que dans un premier temps le refus de participer au pouvoir avec un parti socialiste qui ne rompt pas avec le capitalisme, est une force pour le futur NPA. Tout simplement parce que cette position rend de nouveau audible un discours que l'on n'entendait plus sous prétexte de pragmatisme économique. Et j'en veux pour preuve de l'efficacité de cette posture, le retour dans la bouche de leaders socialistes de mots et d'idées qu'ils n'ont plus prononcés depuis 20 ans. C'est Benoit Hamon qui veut rétablir l'autorisation administrative de licenciement, Ségolène Royal qui veut supprimer les aides aux entreprises qui licencient, ou encore d'autres qui n'hésitent plus à parler de nationaliser les banques. Tout cela fait parti du programme du NPA, et il est assez drôle de voir que  Mme Royal qui n'a pas inspiré Barack Obama, s'inspire elle de l'extrême-gauche.

Le NPA profite de la crise qui donne indubitablement un nouvel écho à son discours de rupture. Pour autant, il serait faux de croire que le succès du parti d'Olivier Besancenot n'est dû qu'aux circonstances économiques. Dès la présidentielle de 2002, la candidature du jeune facteur trouve un écho dans la population grâce à un discours plus ouvert sur la société que celui du PCF ou de LO. Cet attrait ne s'est pas démenti en 2007 avec une affluence dans les meetings qui va bien au-delà des sympathisants de la LCR. L'arrivée aux avants-postes de la LCR correspond à une vague de fond. L'apathie des partis traditionnels et la crise économique et sociale ne font que renforcer sa puissance.

Pour autant, si à court ou moyen terme tout devrait sourire au NPA, il existe toutefois de nombreux écueils. Le premier étant la nature même du NPA, un parti qui se veut collectif, sans leader, mais de fait porté par la personnalité de son porte-parole principal, ce qui peut entraîner quelques désillusions le jour où celui-ci sera moins en phase avec la société. Le second réside dans la difficulté de passer d'un parti protestataire à un parti de propositions, même si on l'a vu, elles existent et sont souvent reprises par d'autres. le troisième sera de faire face aux conservatismes des autres partis de gauche, notamment le parti communiste qui lutte pour sa survie. Le dernier enfin sera de réussir à terme à nouer des alliances avec d'autres partis pour peser durablement face au parti socialiste, mais surtout face à la droite.

Au final, je crois que le NPA est une bonne nouvelle pour les gens de gauche, puisqu'il remet au goût du jour les combats qui furent ceux du parti communiste jusque dans les années 70, mais en n'occultant pas le poids du Stalinisme, et surtout en acceptant l'ouverture aux autres idées, en prônant le débat au sein même de l'organisation et en s'adaptant aux moeurs de notre temps, ce qui admettons-le, ne fut pas le cas du parti de Thorez ou de Marchais.

PS : N'oubliez pas que la newsletter, c'est pratique.

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07 octobre 2008

Quand la crise économique devient un véritable krach boursier.

Hier, les cours de toutes les bourses du monde se sont effondrés, et particulièrement la bourse de Paris. La crise économique s'est transformée en véritable panique boursière. Alors évidemment, on pense automatiquement aux images issues de la crise de 1929, et à toutes les conséquences qu'elle a eu : les files de gens aux soupes populaires, l'explosion du nombre de chômeurs, la montée de l'intolérance, etc.

Pourtant, à première vue, il y a un coté jouissif à voir tous ces actionnaires richissimes ruinés pour avoir voulu faire fortune sur le dos des plus petits. Il est aussi réjouissant d'être dans un pays où le libéralisme a pris du retard, en effet, nos politiques n'ont pas encore eu le temps de casser le système de retraite par répartition et de la remplacer par des fonds de pension ; avec l'effondrement des bourses, des millions de retraités américains n'ont aujourd'hui plus aucune retraite. Bénissons le Conseil National de la Résistance et le courage des hommes politiques d'alors.

Oui, bénissons-le, en regard de ce que nous propose notre époque. Face à une crise de forte ampleur, nous n'avons droit qu'à l'agitation de Nicolas Sarkozy qui s'excite pour faire oublier qu'il n'a rien à proposer ; et face à lui, le néant ou presque, le Parti Socialiste ne peut qu'être aux abonnés absents puisqu'elle ne peut dénoncer un système qu'elle vient définitivement de faire rentrer dans sa charte il y a quelques mois à peine.

Nicolas Sarkozy ne propose rien ; sinon de débloquer des millions d'euros pour sauvegarder un système qui fait la preuve de son inefficacité. Rien que cette décision devrait faire sortir dans la rue des millions de personnes. Pensez-donc, en quelques heures, l'Etat français est capable de débloquer des millions d'euros pour sauver une banque et venir à la rescousse de quelques actionnaires, alors que depuis 18 mois il n'a rien fait pour le pouvoir d'achat de millions de concitoyens. Voila désormais mis au grand jour la preuve que le pouvoir en France( et dans la plupart des démocraties occidentales) n'a pas pour but de servir le plus grand nombre, mais bien les intérêts de quelques-uns.

Et la démonstration de l'incapacité de Nicolas Sarkozy à agir face à la crise ne s'arrête pas là. Son obsession à rechercher une solution européenne est un aveu d'impuissance ; et ce d'autant plus que les européens, Allemagne en tête, ne semblent pas décider à aller dans cette voie.

Pourtant, si aucun homme politique n'ose le dire en France, parce que cela remettrait en cause toutes les politiques qu'ils ont mené depuis 30 ans, droite comme gauche, la solution d'urgence, ils la connaissent tous. c'est ce qu'avait fait le général de Gaulle au sortir de la guerre pour redresser le pays : la nationalisation de toutes les banques et de tous les instituts de crédit.

Il devient de plus en plus une évidence que l'argent à l'instar de l'eau ou de l'énergie est un bien commun qui ne peut être confié à des intérêts privés. En reprenant la main sur le crédit, l'Etat se redonnerait de vrais moyens pour relancer l'économie. Aujourd'hui, les banques trop soucieuses de limiter la casse n'ont aucun intérêt à prêter aux particuliers ou aux PME. Jamais les banques n'auraient dû être privatisées, et pourtant c'est bien ce qui va encore se faire avec la Poste.

Le seul homme politique qui propose une renationalisation de toutes les banques, c'est Olivier Besancenot (il va d'ailleurs plus loin en proposant qu'elles soient mises sous le contrôle des citoyens) ; et il est notable que l'on ne parle plus de lui qu'à travers la personnalité de Jean-Marc Rouillan. Le facteur de la LCR serait-il devenu d'un seul coup gênant ?

24 août 2008

Le NPA ne sera pas la marionnette de l'UMP

LCROn a pu lire un peu partout que Nicolas Sarkozy, via la mainmise qu'il a sur les principaux médias, avait encouragé et voulu la montée en puissance d'Olivier Besancenot. Ce qui est vrai, c'est que la droite pense, à tort mais j'expliquerai pourquoi, que le NPA peut lui permettre de conserver le pouvoir et d'affaiblir durablement le parti socialiste. Cependant, les scores de Besancenot à la présidentielle ou des candidats LCR aux municipales ne doivent rien à Sarkozy, mais beaucoup plus aux luttes sociales et au fait que la LCR incarne l'idée d'une gauche de combat, proche de ceux qui souffrent.

Et à gauche, comme à droite, la tendance est à minimiser le phènomène qui se passe autour de la création du NPA. A l'heure où la plupart des partis politiques voient leurs militants partir en masse, la LCR en créant le NPA a multiplié les siens par 4 ou 5. Quand la majorité des militants socialistes ou communistes ont plus de 50 ans et proviennent des classes moyennes ou de la fonction publique, les moins de 30 ans, les ouvriers, les employés, les habitants des quartiers difficiles, les précaires, constituent le socle de ce nouveau parti.

Et quand le parti socialiste donne l'impression de n'être qu'un champ de ruine idéologique où le combat des chefs règne, quand le parti communiste n'a pour seul objectif que sa survie, quand le MODEM n'en finit plus d'agoniser autour de François Bayrou, et l'UMP d'obéir à un président discrédité, le NPA, lui fourmille d'idées, va sur le terrain, défend ses idées et les gens.

Et c'est bien pour toutes ces raisons que la droite se trompe. La comparaison avec le FN, épine de la droite, n'a aucune raison d'être. Le NPA ne sera pas l'épine du parti socialiste. D'abord parce que ses militants, comme ses futurs électeurs sont politisés et ont d'abord pour adversaire la droite. J'en veux pour preuve le fait que les reports de voix aux seconds tours se passent toujours très bien, contrairement au FN. Ensuite, parce que la composition de ce futur parti sera vraiment représentative de la société française. Et ce sera un cas unique sur l'échiquier politique. Et enfin et surtout, parce que l'extrême gauche a de tous temps considéré que la lutte n'était pas que sur le terrain électoral, mais dans la rue, les usines, les facultés, etc.

Bref, pour tous ceux qui en ont marre de la pensée unique, l'arrivée probable d'une nouvelle donne à gauche est une excellente nouvelle, qui pourrait redonner de la consistance au débat politique. Souhaitons-le en tout cas.

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04 août 2008

La droite ne devrait pas se réjouir de la montée de Besancenot.

Régulièrement, à la lecture du "Canard enchaîné" ou encore de "Marianne" de la semaine dernière, on peut trouver des commentaires ou des interviews sur des politiques de droite qui se réjouissent de la montée en puissance d'Olivier Besancenot et du Nouveau Parti Anticapitaliste. Il faut dire qu'ils se félicitent de l'épine dans le pied que cela pose au PS, et ils espèrent bien que le NPA va jouer pour l'opposition le rôle qu'a eu le FN pour la droite pendant des années, permettant ainsi le maintien de la droite au pouvoir pour longtemps.

Pourtant, les choses ne sont pas aussi simples qu'elles en ont l'air, et l'arrivée d'une force plus radicale à gauche est d'abord un problème pour la droite.

Certes, le NPA va créer des difficultés au PS, mais celles-ci ne seront pas électorales, elles concerneront essentiellement les choix politiques et le positionnement du PS. Or, ce parti n'a pas besoin du NPA pour se diviser sur la question. Mais contrairement à ce qui se passait à droite, où une grande partie de l'électorat FN ne reportait pas ses voix au second tour, préferant l'abstention voire le vote à gauche, le bulletin Le Pen étant avant tout un vote de colère, les voix qui se portent à l'extrême-gauchel'extrême-gauche se retrouvent toujours massivement au second tour sur le candidat socialiste, car il s'agit ici d'un vote plus politique que de rejet.

En outre, la montée en puissance d'une force radicale à gauche ne divise pas cette dernière, mais la renforce en obligeant à terme le PS à se radicaliser lui aussi et à clarifier les choses avec la frange de ses leaders tentés par les alliances avec le centre. Un NPA autour de 10 %, c'est la garantie du retour d'une opposition bien plus combative qu'elle n'est aujourd'hui.

Enfin, la principale erreur de jugement de la droite réside dans le fait qu'elle se méprend sur ce qui fait l'essence de la gauche. La raison d'être originelle de ce bord politique, et a fortiori du NPA, c'est l'amélioration des conditions de vie des plus pauvres et des plus fragiles. Cela peut passer par une victoire électorale, mais aussi et surtout par la rue ou les grèves notamment. L'extrême-gaucheL'extrême-gauche n'est pas l'extrême-droitel'extrême-droite, elle est la garantie que les classes populaires vont de nouveau se mêler de leurs affaires, dans un esprit de rassemblement et d'égalité.

Sur le court terme, le NPA va peut-être affaiblir le PS, mais à long terme, il va permettre une clarification idéologique à gauche (et pour cela, il faut souhaiter la réussite de l'entreprise du parti de Besancenot), et donc revitaliser l'opposition à la droite. Et c'est bien là le problème pour cette dernière.

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06 juin 2008

L'erreur stratègique de la droite.

On le sait, c'est aujourd'hui avérer, François Mitterrand s'était servi du Front National pour se faire réélir et affaiblir durablement la droite. Pour cela, il lui avait fait obtenir une tribune en direct à la télévision. Quelques semaines après, Jean Marie Le Pen réalisait un bon score aux élections européennes.

Fort de ses relations avec les patrons de presse, Nicolas Sarkozy a donc voulu essayer la même méthode avec l'extrême-gauche, pour affaiblir et diviser durablement le parti socialiste. Ce n'est donc pas un hasard si Olivier Besancenot s'affiche partout dans les médias. Outre qu'il s'agit d'une volonté de la LCR, la droite n'est pas mécontente de cette nouvelle popularité.

Mais à mon avis, Nicolas Sarkozy fait un mauvais calcul (ce qui au passage tend à démontrer que Mitterrand était un animal politique bien supérieur).

Tout d'abord l'électorat de la LCR n'est pas celui du FN. Il s'agit souvent de personnes fortement politisées et investies dans les luttes. De plus, même s'ils sont peu nombreux pour l'instant, les militants de l'extrême-gauche sont bien plus actifs que ne le sont ceux du FN. Une montée de la LCR aura forcément des répercussions sociales (et à mon avis c'est souhaitable), ce qui laisse présager une opposition plus déterminée à la politique de Sarkozy.

Ensuite, la deuxième erreur de Sarkozy, est qu'Olivier Besancenot bénéficie d'un capital de sympathie que n'a jamais eu Jean Marie Le Pen. Ce qui sans vouloir dire que la LCR pourrait conquérir le pouvoir (il ne faut pas rêver), son potentiel électoral si la sauce veut bien prendre est beaucoup plus élevé.

Mais, là où réside la vraie erreur du président de la République, c'est sur le report des voix. Avant que l'électorat du FN ne soit phagocyté par le leader de la droite, celui-ci ne s'était jamais bien reporté sur les candidats de l'UMP (ou du RPR). Aux élections législatives ou présidentielles, la gauche en a toujours récupéré une partie au second tour, quand une autre part non négligeable préféré se réfugié dans l'abstention. Pour l'instant, ce risque est plus faible pour le PS puisque la discipline électorale semble mieux jouer à gauche.

Cette stratégie, si elle se confirme, et si la LCR réussit son pari de monter son nouveau parti, aura au moins l'avantage de remettre les luttes sociales au premier plan, car on peut compter sur la LCR et ses militants pour ne pas s'en priver.

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06 mai 2008

Après un an de sarkozysme : où en est la gauche ?

A l'heure où tout le monde disserte sur le bilan de la première année de la présidence Sarkozy, je ne vais pas en rajouter, pour finalement dire ce que chacun constate au quotidien, ce bilan est catastrophique. Non, ce qui m'intéresse ici (et d'ailleurs d'une façon plus générale), c'est de savoir où en est la gauche, et d'une façon plus générale les idées de gauche.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'au premier abord, là non plus le bilan n'est pas folichon.

En dehors du parti socialiste, les petites formations sont toujours aussi émiettées. Le parti communiste, s'il a sauvé la plupart de ses élus locaux reste inaudible au niveau national, au même titre que les verts. Ces deux formations se retrouvent face à un choix cornélien. D'un côté, s'allier avec le PS, (ce qui ne leur a pas forcément réussi par le passé) dans le cadre d'un programme de gouvernement, ce qui aurait pour eux l'avantage de leur garantir des postes et une pérennité financière, au détriment souvent de leurs idées. De l'autre, le choix d'une plus grande radicalité en se rapprochant de l'extrême-gauche, ce qui les contraindrait à rompre au moins momentanément avec le parti socialiste. Ce choix, particulièrement pour le PC serait cohérent idéologiquement (même si l'alliance avec la LCR ne va pas de soi), mais signifierait la fin de ces partis, la perte de nombreux postes d'élus, et surtout, la garantie de ne pas retrouver le pouvoir avant longtemps. Pour l'instant, aussi bien le PC que les Verts ont choisi de continuer seuls, ce qui ne semble pas devoir les mener bien loin.

La LCR ensuite. Le choix fait par cette formation, contrairement aux autres partis de gauche, a au moins l'avantage de la clarté. La LCR a décidé de s'engager sur la voie de la radicalité et d'une rupture avec le parti socialiste, ou du moins sa frange la plus droitière. Elle bénéficie en outre de la figure très médiatique de son leader Olivier Besancenot, qui semble faire une percée incontestable dans l'opinion. Mais son appel à la création d'un nouveau parti n'a reçu aucun appui des autres façons un peu importantes de gauche, et sa posture pour l'instant surtout contestataire risque de l'isoler durablement.

Le parti socialiste, enfin. Il est clair que le retour de la gauche au pouvoir ne peut se faire qu'autour de lui. Mais à l'heure où François Hollande va quitter son poste de premier secrétaire, la situation est inquiétante. Les candidats à sa succession se multiplient, ainsi que les petites phrases et les piques. Chacun se concentre sur sa personne et sur son image. Mais personne ne s'attelle au Parti socialiste à ce qui devrait être la vraie priorité, à savoir définir la position idéologique et programmatique du parti. Tout pour l'instant n'est qu'un combat de personnes. Or, du choix que feront les militants socialistes au prochain congrès dépend une grande partie de l'avenir de la gauche, voire des orientations futures de la politique française. Qu'il s'agisse d'un rapprochement avec le centre, voire une partie de la droite, pour une politique qui essaierait seulement d'assouplir les lois du marché, ou d'un repositionnement sur les valeurs traditionnelles de la gauche, c'est à dire un refus de l'économie de marché telle qu'elle est, et une volonté d'aller vers une société plus solidaire et plus juste, on voit bien que les enjeux sont considérables. Mais ce que l'on ne voit pas pour l'instant, c'est la volonté des dirigeants de se mettre au travail. Pourtant, on sent chez les militants une vraie envie de débattre et de refaire de leur parti le centre névralgique de la bataille des idées.

Tout cela, quand on se situe de ce côté de l'échiquier n'est en effet guère réjouissant. Cependant, il existe de vraies raisons d'espérer. Tout d'abord parce qu'il existe une réelle attente à gauche, et même au-delà. On le voit dans le rejet de la politique gouvernementale (qui n'était pas qu'un simple rejet de l'attitude du président comme on nous l'a rabâché). On le voit aussi dans les mouvements qui se multiplient pour le pouvoir d'achat, mais aussi pour la défense de l'éducation ou encore des retraites. Les Français attendent de la gauche des positions claires sur ces sujets. Ensuite, parce que ce qui se passe dans le monde est lourd d'enseignement. Les échecs partout en Europe de la social démocratie ou des dirigeants qui prônaient une troisième voie, ou la montée en Amérique latine d'une gauche plus radicale qui malgré certaines difficultés connaît de vrais succès économiques et politiques et s'installe durablement au pouvoir comme au Vénézuela ou au Brésil, tout cela devrait servir d'indicateurs à nos dirigeants. Enfin, il existe aussi des gens qui réfléchissent et qui sont sources de propositions crédibles pour l'avenir du pays mais aussi de la planète. Certes, ils sont peu relayés mais leurs propositions sont censées. J'en veux pour preuve cet article trouvé sur le site du journal Marianne : http://www.marianne2.fr/S'entre-détruiront,-certains-le-sont-encore!_a86929.html?PHPSESSID=553fde5ccf91e25768be0265ff1b4d3d

PS : l'article de Marianne2 a le grand avantage de résumer exactement ma pensée, et ce bien mieux que je n'aurais su le faire.

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21 mars 2008

Bilan succint et subjectif des élections municipales et cantonales

Afin d'éviter toute forme de malentendu, je le dis d'emblée, je me réjouis de la victoire de la gauche à ces élections, et encore plus de la défaite de la droite. Encore faudrait-il savoir de quelle gauche il s'agit, car très souvent au Parti Socialiste, l'étiquette politique est la seule chose qui distingue les candidats de la droite, tant les programmes sont parfois proches.

Mais, voilà, le premier enseignement est bien celui-ci : les Français ont bien voulu lancer un avertissement à la droite, contre l'attitude du chef d'Etat, mais aussi et surtout contre la politique du gouvernement. Certes, des considérations locales, des divisions et parfois des phénomènes d'usure peuvent expliquer certaines défaites. Mais quand tant de maires sortant de droite sont battus, on ne peut se contenter comme le fait la droite de parler de scrutin à caractère local. A nier l'évidence du camouflet infligé par les Français, à ne pas vouloir en tirer les conséquences autrement que par un simili remaniement ministériel, le gouvernement se prépare sans aucun à de nouvelles difficultés sociales.

Le second enseignement est qu'à chaque fois que la droite gouvernementale est contestée dans le pays, la gauche apparaît comme une valeur refuge. Ce fut déjà le cas aux régionales de 2004. Cependant, le parti socialiste aurait tort de se réjouir, car en filigrane, sont inscrites un certain nombre de menaces pour lui. Tout d'abord, la forte abstention laisse penser que si l'électorat de gauche s'est bien mobilisé, celui de droite s'est abstenu. Le PS n'a donc pas pour l'instant regagner du terrain sur l'UMP en matière de préférence électorale. Mieux, les bons scores de l'extrême gauche et des verts ainsi que la surprenante résistance du Parti Communiste indiquent clairement qu'une partie des électeurs de gauche cherchent désormais des solutions en dehors du PS. L'enjeu pour celui-ci sera donc d'apparaître comme un parti de rassemblement. Enfin, malgré ce succès, le PS est toujours un parti sans boussole, sans leader, sans programme. Et les 4 années qui nous séparent de la prochaine présidentielle ne seront pas de trop pour apparaître crédible.

Le troisième enseignement est celui de l'échec de la stratégie du MODEM. Celui-ci, en se coupant de ses attaches traditionnelles à droite a cru pouvoir se créer un espace au centre de l'échiquier. Malgré les bons scores réalisés par les candidats du MODEM dans les grandes villes au premier tour, les atermoiements du second tour, la défaite de Bayrou, et les alliances par intérêt font craindre le délitement de ce parti, ou en tout cas un gros déficit en matière de crédibilité. Le plus grave, c'est que les Français ont souvent eu l'impression que les candidats MODEM se ralliaient non pas en fonction de leurs convictions, mais en raison des postes intéressants à glaner. Cela ne peut que contribuer à éloigner un peu plus les Français de la politique, ce qui est quand même préoccupant pour un parti qui voulait réhabiliter l'action politique.

Enfin, pour terminer ce court bilan, je vais faire un peu d'anticipation politique. Mais il est intéressant de constater que pendant des années le curseur politique s'est déplacé sur la droite, les principaux partis politiques, mais surtout l'UMP faisant la chasse aux électeurs du FN. Or, la chute électorale de celui-ci fait que l'UMP n'a plus de réserves sur sa droite, et est donc obligée d'aller chercher les voix qui lui manque sur sa gauche. De même, le PS se focalise pour l'instant sur les électeurs du MODEM. Mais là aussi, c'est sur sa gauche qu'une parti de son avenir politique se joue. La montée de la LCR, portée par la figure emblématique d'Olivier Besancenot peut s'avérer problématique pour lui. Il s'agit d'un électorat moins enclin aux concessions que les centristes, qui pourrait faire défaut en cas d'alliance avec les centristes, mais qui surtout avec la grosse crise économique qui se profile, pourrait bénéficier d'une certaine dynamique. La France politique pourrait bien, à l'instar de son voisin allemand, prendre un important virage idéologique à gauche.

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10 mars 2008

Analyse du premier tour des municipales.

La droite a beau répéter (bien relayée par certains commentateurs) qu'il n'y a pas de tsunami électoral pour la gauche, que ce ne sont que des élections locales, et qu'elle résiste plutôt bien, il ne faut pas s'y tromper, la gauche réalise une grosse poussée, que confirmera et amplifiera le second tour (pour une fois, je prends des risques, je m'avance). Il faut dire que pendant des semaines la droite à crié à la catastrophe, il est donc facile pour elle de se réjouir quand la défaite paraît moins forte qu'annoncée. Pourtant, quand on analyse bien les résultats, elle devrait être inquiète en vue du second tour. La gauche, forte de sa victoire peut enclencher une dynamique propre à mobiliser les abstentionnistes. Mais surtout, les candidats de droite, s'ils réalisent souvent de bons scores, ont peu de réserves, puisqu'ils ont laminé le Front National, et que rien n'indique que les voix du Modem vont se reporter sur eux.

Sur la participation, le chiffre ne progresse pas par rapport à 2001. Pour une élection au coeur des préoccupations quotidiennes des Français, on peut même dire qu'il est décevant. Cependant, on peut noter le cas particulier de l'Ile de France ou la participation est en forte baisse. L'explication des vacances scolaires ne suffit pas. On peut chercher une des raisons du coté du nombre important de jeunes qui se sont inscrits sur les listes électorales pour la présidentielle et ne se sont pas déplacer dimanche.

L'extrême-gauche : elle a fait l'objet de peu de commentaires hier soir. Pourtant, elle réalise souvent de bons scores, les listes LCR notamment, dépassent régulièrement les 5 %. Le PS qui semble tenté par l'envie de regarder du côté du MODEM, ferait bien de ne pas oublier sa gauche. Dans de nombreux cas, les voix de la LCR sont autant incontournables pour le PS s'il veut l'emporter.

Le PCF : on le disait mort, et voilà qu'il sort renforcé de ce premier tour. Le PS qui lui avait imposé de nombreuses partielles a rarement réussi à le battre. De plus, de nombreux bastions PCF ont été sauvés dès le premier tour, et cerise sur le gâteau, ce parti a même regagné certaines villes qu'il avait perdues en 2001. Le communisme municipal a peut-être encore de beaux jours devant lui.

Les Verts : même s'ils sont en forte baisse dans leur bastion parisien, ils réalisent de bons scores dans certaines villes, et sont parfois en situation de se maintenir au second tour. De plus, si Dominique Voynet l'emportait à Montreuil, ils auraient une conquête symbolique dans leur escarcelle. Sans compter que leur alliance avec le reste de la gauche devrait leur donner de nombreux élus.

Le PS : C'est le grand vainqueur de ce premier tour. Certes, dans certaines villes comme Bordeaux, il subit de vrais revers, mais si le PS réussi à mobiliser ses électeurs, le second pourrait ressembler encore plus à un vrai vote sanction. Cependant, il reste des questions pour les socialistes : ce résultat ne fait-il pas de lui un parti de contre-pouvoir local ? Quelles alliances pour le second tour et pour le futur ? Et surtout, la question du leadership devient une urgence.

Le MODEM : comme la stratégie du MODEM a été peu lisible, son résultat l'est aussi. Certes, il peut se maintenir dans plusieurs villes et devient souvent incontournable pour le second tour. Mais François Bayrou est en grande difficulté à Pau, et les résultats à Paris mais surtout à Lyon et Marseille sont en-deçà des espérances. Le MODEM n'a toujours pas réussi à démontrer qu'il y avait une troisième voie entre la droite et la gauche.

L'UMP : on pourra toujours se féliciter à droite que le recul est moins fort que prévu, que les ministres ont globalement plutôt bien réussi (il est vrai que bien peu avaient pris de réels risques), que certains bastions résistent, et qu'il y a même eu quelques conquêtes. Au final, ce scrutin constitue un véritable avertissement. Continuer à le nier comme le fait la majorité, proclamer que cela ne changera rien à la politique gouvernementale, c'est prendre le risque de remobiliser le camp adverse. Et surtout de montrer que l'on n'écoute pas les Français.

Le FN : il appréhendait ce scrutin fortement affaibli, il n'en ressortira pas renforcé. Si ici ou là, comme à Mulhouse, il peut parfois tirer son épingle du jeu, globalement il s'effondre. Et l'échec de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont est un symbole.

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10 décembre 2007

Résultats du premier tour de la législative partielle à Sarcelles.

Abstention : 75 %

PS : 38.8 % ; UMP : 37.4 % ; FN : 7.4 % ; PC : 6 % ; MRC : 3.1 % ; MODEM : 3 % ; LCR : 2.5 % ; VERTS : 1.6 %

Le premier enseignement de cette élection, est le très fort taux d'abstention, caractèristique d'une élection partielle. Ce taux relativise cependant les résultats de ce scrutin. On peut toutefois noter que lévènements de Villiers le Bel n'auront pas eu d'effet mobilisateur sur les électeurs.

Malgrè cela, on peut néanmoins tirer quelques leçons. C'est François Pupponi, le candidat socialiste qui arrive en tête, améliorant même de peu le score de Dominique Strauss-Kahn. D'ailleurs, d'une façon générale, la gauche se maintient bien, faisant mieux qu'en juin 2007. Les mesures sur le pouvoir d'achat n'ont visiblement pas eu l'effet escompté, du moins dans l'immédiat. La gauche ne semble donc pas payer ses divisions et le fait qu'elle soit inaudible.

La candidate UMP réalise peu ou prou le même score qu'en juin. Mais cette fois-ci, ce n'est pas suffisant pour arriver devant. On constate qu'après les émeutes, si vote sécuritaire il y a, il ne profite pas à l'UMP. Et c'est là que réside la première surprise : le FN progresse fortement, atteignant même les 10 % sur la ville de Villiers, comme si, ayant constaté l'échec de la politique de Sarkozy, cet électorat retourne chez lui. Ce n'est qu'une élection partielle, et il est peut-être un peu tôt pour tirer des conclusions, mais cela pourrait à terme résonner comme un avertissement pour la droite.

La deuxième surprise est le bon résultat du candidat communiste dont le score double. Là aussi, c'est un avertissement pour le PS. C'est une confirmation que toute une partie de la gauche est sensible à un discours plus radical. Ce qui est étonnant dans le cas présent, c'est que cette radicalité ne bénéficie pas à la LCR, comme tout le laissait penser.

En effet, elle figure, ainsi que le MODEM au chapitre des déceptions. On peut penser que les bons scores de ces partis aux élections nationales sont en grande partie dus à la figure emblêmatique de leurs leaders. Cependant, cela confirme qu'entre le PS et l'UMP, il n'y a peut-être pas d'espace politique pour le MODEM. Et ce d'autant plus qu'à l'époque où la droite presentait un candidat commun (2002), ce candidat était UDF.

La situation est différente pour la LCR, puisque le score du PC prouve que cet espace à gauche du PS existe bel et bien. Il faudra donc observer la résistance du PC aux municipales pour savoir qui de la LCR ou du PC aura le plus de chances de l'occuper.

Enfin, en ce qui concerne les Verts, ils n'existent toujurs pas politiquement, malgrè un contexte qui leur est favorable.

Ce scrutin paraît serré, même si la gauche bénéficie d'un meilleur rapport de force. Cependant tout dépendra de la mobilisation des électeurs. On peut toutefois penser que la polèmique (saine et nécessaire) autour de la visite de Khadafi, ne joue pas en faveur de l'UMP.

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05 décembre 2007

Le point sur les élections municipales !

A maintenant 4 mois des élections municipales, j'ai trouvé intéressant d'essayer de faire le point sur les forces en présence. Je commence donc ce soir par donner mon sentiment sur la situation générale, puis, dans les semaines qui viennent, je m'intéresserai aux villes grandes ou petites qui présentent un intérêt.

Je crois personnellement que ces élections ne revêtiront pas un caractère uniquement local comme le voudrait la droite, il y aura bel et bien une lecture nationale à faire. A cela, une raison simple, les législatives étant désormais quasiment couplées avec la présidentielle, il n'y a plus de scrutin intermédiaire pour sanctionner ou cautionner le pouvoir. Seules restent les élections locales, et les premières d'entre elles seront les municipales.

L'Extrême gauche : Traditionnellement, l'élection municipale est difficile pour elle, notamment en raison de sa faiblesse militante. Mais la situation n'est pas là même à LO ou à la LCR. A LO, il est désormais clair que le grand soir n'est plus de mise. On s'en remet à la politique politicienne jadis honnie, celle qui les amène à préférer s'allier au PS, l'ennemi de toujours, plutôt qu'avec le parti censé partager leurs idées. Et tout ça pour sauver leur boutique. Je crains fort que LO n'est signée son arrêt de mort.

La situation est très différente à la LCR. Besancenot s'est positionné sur le créneau d'une gauche de combat qui ne renie rien. Ce que toute une partie d'anciens électeurs communistes ou socialistes attendaient depuis longtemps. La LCR ne fera probablement pas d'exploits, faute de candidats présents partout, donc de visibilité, mais ici où là, elle peut faire de bons scores et obliger le PS à la prendre en compte.

Le Parti Communiste : Pour lui, c'est l'élection de tous les dangers, puisqu'il va probablement perdre une grande partie de ce qui a fait sa force : son ancrage local. Non seulement il doit faire face à la droite qui espère conquérir de nombreuses villes, mais aussi à un PS aux dents affûtées, particulièrement dans son bastion de Seine-Saint-Denis. Le seul objectif du parti communiste est de limiter la casse pour retarder encore un peu une mort qui semble programmée.

Les Verts : Ils sont à peu près dans la même situation que le parti communiste, les bastions à sauver en moins. Il apparaît qu'une partie de leur électorat est tentée par le MODEM. Il sera donc intéressant de voir comment ils résistent dans leur place forte parisienne.

Le Parti Socialiste : En principe, c'est l'élection qu'ils ne peuvent pas perdre. La victoire ou la défaite se jugera sur le nombre de grandes villes gagnées ou perdues. Or, Ségolène Royal y a réalisé ses meilleurs scores. Seulement voilà, au PS, rien n'est jamais simple. Depuis six mois est en pleine déroute idéologique. La faute aux egos surdimensionnés de ses cadors, mais aussi à Sarkozy, qui avec l'ouverture a semé le trouble chez certains électeurs. De plus, il y a l'émergence à gauche d'un Besancenot qui séduit une partie de l'électorat populaire de gauche, et à droite un François Bayrou qui agit de même sur les classes moyennes. Finalement, la meilleure chance du PS serait de bénéficier d'un vote de rejet de Sarkozy, ce qui n'est pas sûr. Cependant, le plus grand ennemi du PS reste encore et toujours l'abstention. En particulier dans les villes populaires.

Le MODEM : Une élection difficile de toute façon. Le MODEM va présenter peu de candidats bien implantés, contrairement aux autres partis. De plus, localement, la personnalité de Bayrou aura peu d'influence. Mais c'est le score de ce dernier à Pau qui sera regardé en priorité.

L'UMP : Forte des succès obtenus en 2001, l'UMP n'a pour objectif que de limiter la casse, et engranger quelques grandes villes à sa portée. Pour cela, elle emploie une double stratégie, faire de ce scrutin une élection dénuée d'enjeu national, et compter sur le trouble jeté sur ces adversaires par l'ouverture. Reste que le principal danger pour l'UMP, c'est de perdre trop de villes et que cela apparaisse comme une sanction électorale.

L'extrême droite : L'enjeu pour elle sera de savoir si l'UMP continue de lui siphonner son électorat en plus de ses idées. Il y a quand même fort à parier qu'elle continue à refluer. Mais pour le FN, une seule élection compte, celle d'Hénin-Beaumont où se présente Marine Le Pen dans un contexte favorable. Si elle est élue, elle peut se servir de ce scrutin comme d'un tremplin.

Enfin, vous aurez remarqué que je n'ai pas parlé ni du Nouveau Centre, ni de la Gauche Moderne. C'est normal, on ne parle pas de ce qui n'existe pas. Ce n'est que l'UMP déguisée.

Posté par leunamme à 21:35 - elections - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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