rêver de nouveau

Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. (Aimé Césaire)

10 novembre 2009

Le service minimum dans les transports : du pipeau !

L'Elysée se targue de tenir les promesses faites par le candidat Nicolas Sarkozy, et parmi elles, le service minimum dans les transports. Le chef de l'état s'en vante d'ailleurs tellement que le 7 Juillet 2008 il déclarait : "désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit". Pas sûr que les usagers des RER A et B hier soient d'accord avec lui. Les pauvres, ils n'auront même pas pu profiter des retransmissions des festivités de Berlin.

Il y a bien eu une grève hier, et on s'en est aperçu car le gouvernement nous a menti. Ce qu'il appelle abusément "service minimum" n'en est pas un. Le pouvoir ne peut pas le mettre en place sans porter atteinte au droit de grève, lequel est inscrit dans la constitution.

La loi du 21 août 2007 pour le cadre pour des négociations facilitées en amont entre employeur et syndicats, elle organise le service en cas de grève et prévoir une meilleure information en direction des usagers. Grosso modo, tout cela porte sur l'amélioration du dialogue social. Rien à voir avec un service minimum dans les transports.

Nous avons donc une fois de plus la preuve que l'exercice du pouvoir par Nicolas Sarkozy, c'est surtout l'art de manier l'esbroufe.

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03 novembre 2009

DSK dirige le FMI parce qu'il n'est pas un homme de gauche !

Que le FMI soit le bras armé des libéraux, plus personne n'en doute. Que Dominique Strauss-KahnStrauss-Kahn ne soit pas un homme de gauche, on s'en doutait un peu, désormais, c'est chose sûre.

L'Ukraine a décidé une augmentation de 20 % du salaire minimum, ce qui a provoqué l'ire du patron du FMI. En effet, il n'est pas question pour lui que l'Ukraine augmente encore ses déficits. Le FMI, a donc menacé de na pas verser d'aide pour le 'ème trimestre de cette année.

Pourtant, il faut savoir que cette augmentation  représente 11 euros par mois. Ridicule, et cela en dit long sur l'état de pauvreté dans lequel est plongé une grande partie de la population ukrainienne. Pourtant, l'actuel patron du FMI, soi-disant socialiste, n'en a cure, il applique à l'Ukraine les mêmes recettes qui ont été prodiguées à l'Amérique latine dans les années 8à et 90, avec le fiasco que l'on sait.

DSK est un excellent exemple des raisons de la crise du Parti Socialiste. Pour ma part, je ne suis pas prêt de revoter pour eux. Quitte à se faire bercer par des beaux discours sociaux pendant les campagnes électorales, et au final avoir  belle politique libérale, autant voter directement pour la droite, au moins, on n'a pas le désagréable sentiment de s'être fait avoir.

Pour en savoir plus :  http://www.mariannewww.marianne2.fr/Pour-DSK,-11-de-plus-pour-le-smic-ukrainiende-plus-pour-le-smic-ukrainien,-c-est-trop-!_a182638.html

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22 septembre 2009

Privatisations, à qui elles profitent ?

Les 22/09/08, 19/12/08 et 01/08/09, je publiais trois articles ayant trait à la privatisation de La Poste. Ce sont ces articles que je republie aujourd'hui, parce que la menace se précise et que je maintiens absolument tout ce que j'avais écrit alors. Il va sans dire que je soutiens les postiers dans leur lutte (en tant que fils de postier, c'est le moins que je pouvais faire), et que j'encourage chacun et chacune à aller voterlors du référendum organiser par les syndicats et certaines mairies.

Au moment où l'Etat s'apprête à privatiser La Poste (ben oui, parce qu'un changement de statut en langage politique, c'est une privatisation qu'on ne veut pas assumer), il m'a semblé intéressant de revenir sur les autres entreprises privatisées, histoire de voir si elles profitent bien à l'ensemble des usagers, comme on nous le promet à chaque fois.

Commençons par une des plus emblématique : France Télécom. En rachetant Orange, l'entreprise est devenue un mastodonte des Télécoms. Bien cotée en bourse, fortement bénéficiaire, elle est une des préférées des actionnaires. Pourtant, la privatisation, accompagnée de l'ouverture à la concurrence, devait permettre une baisse des tarifs. Peut-être a-t-elle eu lieu, mais ce n'est pas flagrant. Ce qui l'est en revanche, c'est que les tarifs pratiqués en France sont parmi les plus élevés d'Europe, et ce, sans que rien ne le justifie. De même, la privatisation des renseignements téléphoniques ainsi que leur mise en concurrence s'est accompagnée elle, d'une véritable hausse des tarifs et d'une baisse de la qualité des services rendus. Quant aux personnels, on ne compte plus le nombre de centrales téléphoniques transférées au Maroc ou dans les pays ou la main-d'oeuvre est à bas coût.

La Privatisation d'Air France s'est faite en catimini, par le rachat de la société KLM. Il faut bien admettre cependant que cette opération a probablement sauvé l'entreprise. Air France est également une de celles qui survit le mieux à la crise,et même si elle annonce pour bientôt un plan social, celui-ci semble négocié et accepté par les syndicats.

L'affaire est tout autre à GDF. Si le processus de privatisation a été le même que pour Air France, c'est à dire une alliance avec Suez, dont les actionnaires n'ont eu qu'à se réjouir vu la santé florissante de l'entreprise gazière, le moins que l'on puisse dire, c'est que les clients de GDF ont eux reçus la facture. S'il reste moins cher que les autres énergies, le gaz a toutefois vu ses tarifs s'envoler ces dernières années.

En parlant d'énergie, l'ouverture du capital d'EDF est intéressante. Celle-ci s'est faite, soi-disant pour permettre au groupe électrique de trouver les capitaux pour financer les investissements nécessaires pour demain. Et que voit-on ? Un PDG qui demande une augmentation faramineuse des tarifs, au nom même de ces investissements. Et pendant ce temps, l'entreprise investit à tout va à l'étranger, les syndicats dénoncent un parc de centrales nucléaires de plus en plus vétustes, et les habitants des zones rurales n'ont aucune garantie d'avoir la même qualité de services dans les années qui viennent.

Renault, ah Renault. L'entreprise symbole des luttes ouvrières par excellence. Depuis sa privatisation, elle se porte très bien, même si avec la crise elle connaît, comme toute l'industrie automobile, un passage difficile. Enfin, difficile surtout pour les entreprises sous-traitante et pour les ouvriers, car je n'ai pas entendu que les salaires des patrons et les revenus des actionnaires avaient diminués. Par contre, ce qui diminue aujourd'hui, c'est le nombre de véhicules fabriqués par Renault sur le sol Français. Plus de la moitié des voitures de la marque sont désormais construites à l'étranger. Et ces derniers mois, la délocalisation de l'emploi s'est renforcée.

Je terminerai ce rapide et incomplet tour d'horizon par les sociétés autoroutières. Privatisées contre toute logique économique, ces sociétés font aujourd'hui de très gros bénéfices. Pourtant dans le même temps l'augmentation des tarifs est exponentielle. Si c'est bien le contribuable qui a financé les infrastructures, aujourd'hui, ce sont des entreprises à caractère privés qui en touche les dividendes, alors même qu'elles n'ont pas contribuées à la construction des routes qu'elles exploitent.

Je n'ai pris ici que quelques exemples, mais on pourrait les multiplier (Total, les banques, etc.). Dans la plupart des cas, les nouveaux propriétaires et leurs actionnaires ont fait de juteux bénéfices. Par contre, ont voit souvent mal où est le gain pour le citoyen lambda. On comprend mieux qui a intérêt à ce que l'on privatise La Poste.

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Non à la privatisation de La Poste !

la_PosteLes employés de La Poste sont appelés à faire grève aujourd'hui pour s'opposer à l'ouverture du capital de leur entreprise. Ils craignent que cela 'entraîne la privatisation de fait, comme cela fut le cas pour les autres entreprises publiques (EDF, France Télécom, Air France, etc.). En effet, aucune n'a clairement été privatisée, toutes ont d'abord ouvert leur capital, avec promesse de l'état qu'il resterait majoritaire ; ils savent désormais qu'il ne faut rien attendre de ces promesses.

Mais le cas de La Poste est vraiment particulier. Il s'agit d'un des services publics préféré des Français. Mais La Poste dessert l'ensemble du territoire est tous les citoyens où qu'ils soient. Elle est l'une des armes mise en avant par les maires des petites communes pour lutter contre la désertification des zones rurales. Le facteur est très souvent la seule personne que voient de nombreuses personnes âgées dans la journée. Son rôle va bien au-delà de la simple distribution du courrier ou de la vente de timbres. Il met du lien social là où il n'y en a plus, il est le garant de la continuité de l'état partout, et il est aussi une part d'humanité dans un monde de solitude.

Mais les zones rurales ne sont pas les seules concernées. Dans de nombreux quartiers que l'on dit difficiles, La Poste est le seul service public, parfois le seul commerce. Le facteur s'aventure là où même la police ne va plus. Ici aussi, la notion de continuité de l'état n'est pas vaine. Les postiers sont peut-être le dernier élément qui permet à certains de nos concitoyens de sentir qu'ils font encore parti de la nation.

Alors évidemment, ces notions d'humanité, de solidarité, ne sont pas économiquement rentables ; Et une entreprise privée ne peut être condamnée si elle ne les remplit pas, sa raison d'être n'étant pas celle-ci. On voit bien mal comment des actionnaires du haut de leurs buildings pourraient porter attention au sort de la petite grand-mère isolée au fond de sa campagne, ou de celui du vieux monsieur qui ne peut plus descendre les 10 étages de sa tour.

Ne nous leurrons pas, la transformation de La Poste en société anonyme, puis l'ouverture de son capital signifie bien qu'il y a volonté de privatiser cette dernière. C'est d'autant plus scandaleux et inquiétant que le gouvernement a recours à un mensonge pour justifier cette manoeuvre. Il est certes vrai qu'à partir de 2011, l'Union Européenne nous impose l'ouverture à la concurrence des services postaux, mais cela ne veut en rien dire qu'il faut privatiser La Poste. La demande européenne consiste simplement à ce que d'autres entreprises puissent elles aussi distribuer le courrier (on peut évidemment être dubitatif sur cette mesure également), en aucun cas elle n'oblige l'état Français à se séparer de son service public postal.

Comme toujours lorsqu'il y a de pareilles transactions, on voit bien qui seront les principaux bénéficiaires. Les grands groupes financiers, les principales fortunes de ce pays. La privatisation de La Poste aura deux conséquences majeures : celle d'exclure encore un peu plus les citoyens les plus fragiles économiquement et socialement, et de les rendre encore plus distants de l'Europe qu'ils ne sont, tout simplement parce que les hommes politiques n'assument pas clairement leurs actes.

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15 septembre 2009

Suicides à France Télécom : c'est tout le système économique qui est en cause.

23 suicides en 18 mois à France Télécom. Et on ne parle pas ici des tentatives avortées. Les chiffres parlent d'eux-mêmes pour exprimer l'ampleur du désarroi des salariés. Ils sont également affligeants pour la direction qui pendant des mois à nier le problème et continuer les restructurations si mal vécues par le personnel comme si de rien n'était.

Mais France Télécom n'est pas un cas isolé dans notre société, ce mal-être des salariés au quotidien se retrouve dans énormément d'entreprises. Il faut se rappeler de la vague de suicides chez Renault Guyancourt, ou celle des salariés d'EDF en 2005. Ca, ce sont les entreprises dont on parle, parce qu'elles sont grandes et emblématiques. Mais le malaise va bien au-delà, il touche même des entreprises de taille moyenne.

Ce qui est en cause ici, ce n'est pas tant la mauvaise gestion de tel ou tel PDG, mais c'est bien plus encore la logique d'un système entièrement tourné vers le profit et la rentabilité. Mais attention, là où autrefois les bénéfices de la société amenaient une amélioration des conditions de l'ensemble des salariés, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Seuls une minorité, actionnaires extérieurs à l'entreprise le plus souvent profitent de ces nouveaux dividendes. D'où un sentiment d'injustice très fort.

De plus, ce sentiment ce couple avec une très forte dégradation des conditions de travail. Dans ce pays, la presse économique économique est toujours prompt à railler le nombre de jours de congés des Français, à critiquer les 35 heures, quitte à faire passer le Français pour un horrible fainéant. Pourtant, cette même presse a passé sous silence un rapport du Bureau International du Travail indiquant que les travailleurs étaient parmi les plus productifs au monde ( http://www.ecureuil.frwww.ecureuil.fr/les-francais-top-productifsles-francais-top-productifs/) , loin devant les allemands ou les japonais. Ce qui veut dire en filigrane que si le Français travaille, ses heures travaillées sont bien plus pénibles qu'ailleurs.

La dégradation des conditions de travail s'est généralisée en France. Le nombre de suicides, de dépressions est en constante augmentation. Pourtant, le gouvernement ne peut nier cette situation, puisqu'un rapport alarmant a été remis au ministre du travail en septembre 2007.

http://www.ladocumentationfrancaise.frwww.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publicsrapports-publics/084000156/index.shtmlindex.shtml

Rien n'a été fait jusqu'ici. Comme rien n'a été fait pour défendre les salariés de Molex, CaterpillarCaterpillar ou Continental. Par contre, c'est dans l'urgence que l'on débloque des milliards pour les banques ou l'industrie automobile.

Il ne s'agit pas d'un hasard, mais d'une même logique libérale. La faillite des banques ou les suicides chez France Télécom sont les deux facettes d'une même crise, celle d'un système complètement immoral que les principaux dirigeants de ce monde ont pourtant jugé urgent de sauver.

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10 septembre 2009

Mais que fait le gouvernement pour lutter contre la dégradation des conditions de travail ?

La vague de suicides à France Télécom vient nous rappeler que les conditions de travail se sont fortement dégradées dans ce pays. France télécom est loin d'être un cas isolé, la situation concerne de très nombreuses entreprises, et elle risque de s'aggraver avec la crise, le chôùage étant un très bon moyen de pression sur les salariés.

Pourtant, que fait le gouvernement sur ce sujet ? Il est pourtant si prompt à agir dès que des salariés se révoltent, et il n'hésite pas non plus à contribuer au délabrement de la vie au travail (le travail le dimanche par exemple). Mais là, rien, pas une seule déclaration de ministre. Ce sont pourtant des centaines de milliers de personnes qui sont concernées.

Et en plus, le gouvernement ne peut pas ignorer la gravité de la situation, puisque un rapport sur "la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail" a été remis le 12 mars 2008 au ministre du travail, Xavier Bertrand. Jusqu'à ce jour, aucun plan d'envergure n'a vu le jour. Peut-être parce que bien-être des salariés et augmentation des bénéfices des actionnaires sont incompatibles.

Mais, je préfére vous laisser vous faire votre propre idée, vous trouverez ci-dessous le texte du rapport remis au ministre :

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000156/index.shtml

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27 août 2009

Pas besoin de faire un emprunt, il y a d'autres moyens de trouver de l'argent !

Nicolas Sarkozy a installé aujourd'hui la commission chargée de faire des propositions pour l'utilisation du futur emprunt national. Curieuse façon de procéder que celle qui consiste à emprunter de l'argent sans en connaître l'utilisation au préalable. De là à penser que le gouvernement navigue à vue...

D'autant plus que si l'Etat veut vraiment trouver de l'argent, il y a certainement d'autres moyens plus efficaces que d'endetter encore plus la France et les Français. A mon modeste niveau, je peux suggérer quelques pistes :

- Supprimer le bouclier fiscal, ce qui permettrait de récupérer quelques milliards.

- Débaucher quelques ministres, ce serait symbolique, mais il n'y a pas de raisons que tout le monde ne se serre pas la ceinture. Tiens, on pourrait commencer par le ministère de l'intégration !

- Monsieur Sarkozy pourrait se déplacer accompagner d'un peu moins de policiers et de gendarmes, j'ai ouï dire que l'économie réalisée pourrait ne pas être substantielle.

- On pourrait taxer les revenus boursiers. C'est curieux, mais plus personne ne parle de la taxe Tobin.

- On pourrait interdire les licenciements pour toute entreprisse qui fait des bénéfices. Le nombre de chômeurs ainsi épargnés serait autant d'économisé pour les comptes sociaux.

- Je suggère aussi qu'il n'y ait pas de concert l'année prochaine au 14 juillet. Ce n'est pas trop pour l'économie réalisée, c'est plus pour nos oreilles.

Ce ne sont là que quelques idées, on pourrait en trouver beaucoup d'autres. On voit bien qu'au final, il s'agit surtout de volonté politique, et le but du fameux emprunt, c'est peut-être que rien ne bouge tout en faisant croire que l'on s'agite.

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18 août 2009

Réjouissons-nous : la France va mieux !

Oui, réjouissons-nous ! chers amis, car nous sommes en train de sortir de la crise. Certes, c'est fragile, mais n'en doutez pas la situation s'améliore. On nous le proclame assez sur tous les tons, sur toutes les ondes, pour que ce ne soit pas vrai ! Alors, un peu d'optimisme que diable, la situation économique s'améliore, la grande dépression promise n'est pas pour demain.

Réjouissons-nous ! Le chômage est de nouveau en baisse ! Quelle excellente surprise ! Et peu importe que ce chiffre miraculeux soit principalement le fruit des radiations massives ; Et peu importe la litanie quotidienne de plans sociaux laissant promettre des résultats automnaux exécrables. Non, il faut se réjouir, bon sang !

Réjouissons-nous ! Le PIB est en hausse pour la première fois depuis longtemps ! Quelle excellente surprise ! Et peu importe que ce chiffre soit obtenu artificiellement grâce à la prime à la casse du secteur automobile, laquelle devrait s'arrêter bientôt ; Et peu importe que l'essentiel de la production automobile se fasse à l'étranger ; Et peu importe que cela n'ait aucun effet sur l'industrie locale, bien au contraire. Non, il faut se réjouir, nom de dieu !

Réjouissons-nous ! La bourse remonte beaucoup plus vite que prévu ! Quelle excellente surprise ! Et peu importe que cela se fasse en dépit des réalités économiques ; et peu importe que les bénéfices des actionnaires soient souvent liés à l'annonce de plans sociaux ou à des licenciements que l'on appelle boursier. Non, il faut se réjouir, peuchère !

Réjouissons-nous ! Les banques si mal en point il y un an recommencent à faire des bénéfices colossaux ! Quelle excellente surprise ! Et peu importe que les milliards investis par l'Etat l'aient été dans la spéculation ; Et peu importe qu'il n'y ait aucune leçon de retenue, que les mêmes personnes fassent les mêmes erreurs qui ont amené la crise ; Et peu importe que les milliards prêtés par l'Etat ne soit pas essentiellement réinvestis dans le crédit aux particuliers ou aux entreprises. Non, il faut se réjouir, crénom d'une pipe !

Alors réjouissons-nous, tous ensemble. Et n'oublions pas le message subliminal qui se cache derrière ces apparentes bonnes nouvelles. Tout cela n'est possible que grâce à la politique voulue et menée par le chef de l'Etat. C'est à lui que l'on doit ce flot de bonnes nouvelles. Et peu importe si le mur se rapproche de plus en plus vite !

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07 août 2009

Ce que nous enseigne la nouvelle crise des bonus.

Il aura fallu moins d'un an pour que les scandales financiers repartent de plus belle comme si l'agitation de l'automne dernier n'avait servi à rien. Cette nouvelle crise apporte elle aussi son lot d'enseignements, dont on peut à peu près être sûr que personne n'en tiendra compte.

1°) Les banques agissent comme si elles étaient en dehors du monde. Ce sont elles, par leur appétit financier outrancier qui ont créé la crise, mais ce sont elles que l'on a aidé et recapitalisé. L'argent, elle l'ont encaissé, ont redressé, du moins en apparence, leurs comptes, et elles recommencent les mêmes erreurs qu'avant. Cela démontre que le capitalisme actuel qui a débouché sur le libéralisme financier le plus total, n'est pas réformable.

2°) Les politiques, et particulièrement le président Français ont beaucoup gesticulé, multipliant les déclarations et les grands raouts internationaux appelant à la refonte du système économique mondial. Tout allait changer, c'était promis. Et au final, on voit bien qu'il n'en est rien. Le pouvoir politique a capitulé face au pouvoir économique, il ne faut rien attendre de la classe dirigeante actuelle.

3°) A aider les banques sans aucunes contreparties, il était évident que les mêmes injustices referaient surface. Pourtant, les médias Français ont applaudi l'audace du président Français, ils se sont réjouis à l'issue du G20. Mais ils savaient que de tout cela, il n'y avait aucune mesure concrète, que tout cela avait débouché sur une impasse. Ils n'ont rien dit pour la plupart, ils sont complices. A partir du moment, ou le principal contre-pouvoircontre-pouvoir renonce à jouer pleinement son rôle, il faut s'inquiéter de la santé de la démocratie.

4°) Un pouvoir financier au-dessus des lois, des politiques impuissants, une presse en partie aux ordres, pour sortir de tout cela, il n'y a qu'une seule solution : une révolution qui déboucherait sur une nouvelle nuit du 4 août 1789, celle qui a aboli les privilèges.

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05 août 2009

Crise économique : on s'est bien fait avoir !

Rappelez-vous, c'était il y a moins d'un an, le système bancaire menaçait de s'effondrer, on nous annonçait la plus grosse crise économique jamais connue, tous les secteurs devaient être touchés. Les banques américaines faisaient faillites les une après les autres, l'immobilier s'effondrait, bref, le monde rentrait dans une période de récession.

Alors, nos dirigeants ont agi avec une rapidité que l'on ne leur connaît pas habituellement. En quelques jours seulement, ils ont su débloquer des centaines de milliards d'euros pour subvenir aux besoins des banques ou de l'industrie. Deux conférences internationales ont été organisées dans le but d'en finir avec l'opacité des transactions financières. Enfin, on allait s'attaquer aux paradis fiscaux, aux parachutes dorés, et autres revenus outranciers en cette période de vaches maigres pour le citoyen lambda.

Ah ! n'étaient-elles pas magnifiques les saillies outragées de notre président ? Enfin il y avait quelqu'un à la barre pour remettre de l'ordre dans tout cela. Et peu importe s'il ne s'agissait au final que de mots, si la plupart de ces financiers véreux n'étaient contraints au changement par aucune loi, par aucun décret. Non, peu importe tout cela, il fallait faire confiance à ces patrons, qui certes s'étaient un peu égarés, mais allaient forcément revenir à la raison. Que diable ! Oui, il y a bien eu quelques dégâts collatéraux au niveau de l'emploi, mais on vous avez bien prévenu que cela allait secouer.

Et pour secouer, ça a secouer ! On ne les compte plus les délocalisations, les plans-sociaux, les fermetures d'entreprises. On ne les compte plus les vies brisées, les gens poussés à la précarité. Oui, la crise a fait des ravages, mais les premiers touchés sont les plus fragiles, ceux qui n'y sont pour rien et que l'on aurait dû protéger en priorité : ces milliers de salariés, d'employés, d'ouvriers qui du jour au lendemain se retrouvent sans rien.

Mais rassurons-nousrassurons-nous, car les milliards que nous, contribuables, avons dépensés, ne l'ont pas été en vain. Les banques font de nouveau de colossaux bénéfices et peuvent distribuer des bonus pharaoniques, comme avant ! La bourse recommence à flamber sans se soucier de la litanie quotidienne des plans sociaux, comme avant ! Les paradis sociaux continuent à fonctionner toujours aussi discrètement, comme avant.

Bref, rien à changer. Ou si, il y a bien quelque chose qui a changé : le nombre de chômeurs, de précaires, de SDF. On s'est vraiment fait avoir !

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