08 mai 2007
Pourquoi le communisme a échoué ?
Chose promise, chose due, après avoir tenté une analyse critique du capitalisme, je vais essayé de comprendre l'échec du communisme.
Tout d'abord, y a-t-il vraiment eu une expérience communiste, au sens même ou Karl Marx l'entendait ? Pour lui, le communisme se substituerai de façon logique au capitalisme, celui-ci devant aller jusqu'au bout de sa logique de profit et mourir de lui-même, et ainsi laisser la place à une politique collectiviste. En cela, les dérives ultra libérales actuelles ne choqueraient pas l'auteur du "Capital". En forçant un peu le trait, on pourrait même dire qu'aujourd'hui il serait lui-même ultra libéral.
De plus, Karl Marx pensait que s'il y avait bien un pays qui n'était pas prêt à son époque pour la révolution communiste, c'était la Russie : pays peu industrialisé, très rural, au niveau de développement plus faible qu'en Europe de l'ouest. Karl Marx voyait plutôt le communisme commencer à s'installer en Grande-Bretagne, pays le plus développé de l'époque.
Parmi les raisons politiques qui ont conduit à la dérive totalitaire en URSS, j'en vois plusieurs :
- L'installation d'un régime communiste dans un seul pays (même si cela s'est développé par la suite), et dans des conditions de conflit avec les autres nations, impliquant des blocages économiques.
- La substitution d'un régime fort par un autre. Le communisme a consisté à renverser le système d'oppositions. Alors que la minorité dominait la majorité, le pouvoir a été pris, puis confisqué au nom de cette dernière au détriment des premiers. Il n'y a donc jamais eu d'égalité réelle, puisque cela s'est accompagné d'un contrôle des libertés afin de pouvoir maintenir le système en place. En effet, face aux adversités intérieures et extérieures, le pouvoir n'a eu d'autres choix que de se personnaliser et de se durcir, devenant ainsi l'apanage d'une minorité d'apparatchiks.
De l'expérience soviétique (la chinoise étant différente mais constituant elle aussi un échec), on peut retenir un certain nombre de choses. Tout bouleversement politique majeur ne peut avoir lieu dans une seule région, il doit être international pour pouvoir s'imposer (c'est d'ailleurs ce qui se passe avec la mondialisation). Tout nouveau système devra faire en sorte de respecter la diversité des individus et des pensées, permettre l'épanouissement individuel, tout en privilégiant le collectif.
C'est à partir de ces quelques petites réflexions que je vais essayer dans les mois qui viennent, outre une critique acerbe de l'actualité, de proposer de réfléchir à comment bouger un peu le monde. Je sais cependant que je reste à mon humble niveau de français moyen, et que je ne suis pas un grand penseur ou philosophe, j'attends néanmoins vos idées et vos commentaires.
A bientôt
07 mai 2007
Le capitalisme est-il un bienfait ?
Après un premier galop d'essai, voici donc ma première vraie chronique.
Avant d'entamer une série de suggestions ou d'idées, je propose d'examiner la question du capitalisme (et surtout de sa forme ultime, le libéralisme).
Tout d'abord, faisons quelques constats, tous les défenseurs du capitalisme s'accordent pour dire que celui-ci a favorisé le progrès social et économique : nous vivons mieux qu'il y a 50 ans, nous vivons plus longtemps et en meilleure santé, la plupart des équipements modernes sont présents dans la plupart des foyers, le niveau d'études et de culture moyen à globalement augmenté.
Tout cela, ce sont des constats que l'on pourrait supposer objectifs, mais a y regarder de plus prés, le sont-ils vraiment ? Ne portent-ils pas en eux les marques même de l'échec du l'échec économico-politique dans lequel nous sommes ?
Vivons-nous vraiment mieux ? certes, nous sommes globalement plus riches qu'il y a 50 ans, mais il y a de fortes raisons de craindre que pour la première fois, la génération qui vient ne verra pas sa situation s'améliorer par rapport à la précédente. En outre, si nous sommes plus riches, c'est dans un monde individualisé, sans solidarités, de plus en plus conflictuel et inégalitaire (un nombre croissant de nos compatriotes sont exclus du progrès, quand une petite minorité en profite allégrement). Enfin, vit-on mieux quand se développe la précarité et l'instabilité économique, et qu'une part croissante de personnes ne savent pas comment finir le mois.
Vivons-nous plus longtemps ? oui, c'est indéniable, mais en meilleure santé ? probablement, mais penchons nous réellement sur la question : les maladies liées au stress (dépressions, etc.) se développent, de même que les suicides et les accidents du travail sont en constante augmentation (symptômes d'une société anxiogène). De plus, si on vit plus longtemps, on constate que de très nombreuses personnes agées finissent souvent seules, complètement oubliées. Ce n'est peut-être pas directement lié au capitalisme, mais une société basée sur l'individualisme est encline a négligé le plus souvent les solidarités de base.
Avoir de multiples équipements est-il facteur de progrés ? Rien n'est moins sur, car si dans tout système capitaliste c'est l'innovation commerciale et la consommation qui font marcher la société, là aussi, c'est source d'inégalité et de tension : tout le monde est donc encouragé à consommer plus,sauf que tout cela à un coût que chacun ne peut pas assumer. De surcroît, tout cela crée des besoins et des envies factices. La pauvreté des uns, l'opulence consommatrice des autres est donc génératrice de tensions et de violences à l'intérieur même de la société.
Sommes-nous plus instruits et plus cultivés ? globalement, malgré toutes les critiques que l'on peut faire à notre système scolaire, on peut dire que oui. Mais attention, là aussi les disparités sont criantes selon le milieu d'où l'on vient et vont en s'accentuant. Chacun sait que la culture à un prix (le cinéma, les musées, sont souvent à un prix inabordables pour les plus pauvres et situés dans des quartiers éloignés). La télévision qui pourrait être un formidable outil de vulgarisation ne l'est pas, ou alors à 1 h. du matin (heure improbable pour un ouvrier ou lycéen) ou sur des chaînes câblées (donc payantes et plus facilement disponibles pour les plus riches). On voit donc que même au niveau culturel, les disparités existent et ont même tendance a augmenter.
Sur tous ces sujets qui me tiennent à coeur, mais aussi sur d'autres, j'aurais l'occasion de revenir et de développer ces quelques idées rapidement évoquées.
Peut-on se contenter de vivre dans une société globalement inégalitaire ou une majorité a accès à la plupart des bienfaits du progrès, mais où une minorité de plus en plus imposante reste à la porte de tout cela. Je pense que ce n'est ni juste ni équitable. Nous ne sommes pas responsables du milieu où l'on est né, mais l'existence de chacun a normalement aux yeux de la loi la même importance. Le système économique, politique, culturel, éducatif dans lequel nous vivons doit donc être le reflet de cette égalité dans les textes.
Mes prochaines chroniques seront consacrées à la recherche des solutions, ou plutôt des utopies. Mais avant, après avoir tenté une critique succinte et objective du capitalisme, j'essaierai de comprendre pourquoi le communisme, seule véritable alternative à avoir été essayé jusqu'à aujourd'hui n'a pas fonctionné.
Ne pas se contenter de lutter, faire rêver et proposer
Chers amis,
En premier lieu, je tiens à m'excuser pour la sobriété de la présentation de cec blog. Avec le temps et une meilleure maitrise des outils informatiques, je pense que cela devrait s'améliorer.
Pourquoi ce blog maintenant ?
Tout d'abord, parce que même si je ne conteste pas un scrutin démocratique, le résultat de l'élection présidentielle me parait inquiétant pour l'avenir de mon pays, ou du moins pour les plus fragiles de nos concitoyens.
Ensuite, parce que j'ai été consterné par le contenu de cette campagne, où il n'a été question que d'économie, d'argent, de mérite, d'identité nationale, mais où jamais personne n'a essayé de répondre à ces questions : quels projets communs, nous Français avons-nous ? Qu'est ce qui fait que malgré nos diversités sociales, culturelles, religieuses, nous ayons envie de continuer à vivre ensemble ? Quelle société voulons-nous pour demain ?
Parce que je ne pense pas que le pouvoir économique doit-être celui qui méne effectivement le monde, parce que je crois que toute définition du "vivre ensemble" passe forcément par des politiques centrées sur l'Homme et non plus sur l'argent, le capital et le travail, que nous vivons une période où les valeurs d'humanisme sont souvent réduites à la portion congrue, qu'il m'a semblé important de créer ce blog.
Je n'ai pas pour volonté de proposer seulement une critique systèmatique de l'action gouvernementale, mais aussi d'essayer de refléchir à la place de l'Homme dans cette société, et de faire des propositions utopiques, car pour avancer l'Homme a besoin de rêve et d'espoir.
A bientôt.