En principe, Pape Diouf devrait annoncer sa candidature pour la mairie de Marseille dans les heures qui viennent. L'évènement est d'importance parce qu'il bouscule le jeu politique un peu sclérosé dans la ville phocéenne. Certes, Pape Diouf a gardé une certaine aura de son passage comme président du club de foot de Marseille, qu'il a su remettre à flot tant économiquement que sportivement dans une période difficile, mais ce n'est pas seulement pour cela que sa candidature est crédible.

Il doit sa crédibilité à son intégrité tant comme journaliste sportif au quotidien la Marseillaise ou agent de joueurs respecté, qu'au fait de savoir s'entourer de personnes de la société civile qui font autorité dans leurs domaines : ainsi de Pascal Boniface le président de l'IRIS ou du sociologue Jean Viard. Ne pas oublier non plus que le vote communautaire risque de jouer à plein dans une ville qui compte 70 000 comoriens.

Dans une ville coincée entre une droite sans idées et incapable de se renouveler, et une gauche engluée dans les histoires judiciaires et les querelles de personnes, l'arrivée de la candidature de Mr Diouf peut apparaître salutaire pour beaucoup, de gauche comme de droite. Sans compter que le simple fait qu'un candidat noir puisse sérieusement postuler au poste de premier magistrat de Marseille est un évènement en soi. Encore plus s'il décroche le graal, en ces où la réaction ressort de toutes parts et où il est de bon ton de se proclamer ouvertement raciste.

Pour en savoir plus, il faut lire l'article de Marianne.