Les 8000 licenciements chez PSA sont un scandale ! La fermeture de l'usine d'Aulnay sous Bois est une honte !

Une honte et un scandale ! Parce qu'en 2009 PSA a touché de l'Etat plusieurs milliards d'euros, sans aucune garantie sur l'emploi ! Parce que la décision de fermer l'usine d'Aulnay sous Bois a été prise en 2010, année où l'entreprise, comme en 2011, a fait des bénéfices records, ce n'est donc en aucun cas lié à la crise mais bien à la stratégie industrielle du groupe. Parce que les cadences de production à Aulnay sont intactes contrairement à ce qui a été dit.

Face à cela, le gouvernement Fillon n'a strictement rien fait, alors même que depuis 2010 la CGT avait averti de la décision de fermeture. Pire, il apparaît de plus en plus évident que l'annonce du plan de licenciement a été retardée de quelques semaines, en accord avec la direction de PSA, pour ménager la candidature Sarkozy à la présidentielle.

Pour autant, que faut-il attendre de plus gouvernement socialiste ? Certes, la nomination  d'Arnaud Montebourg au poste de ministre du redressement productif était un bon signe, mais il n'était qu'un signe. Là où il aurait fallu taper du poing sur la table, s'attaquer d'emblée aux licenciement abusifs (et à PSA il semble bien que cela en soit), avoir une vraie politique industrielle basée sur la protection des emplois, le gouvernement tergiverse, fait des grandes phrases, organise des tables rondes, mais surtout ne décide rien. L'impression désastreuse de tout cela est que l'Etat Français se résigne à gérer du mieux possible la misère sociale. Le pouvoir a-t-il donc capitulé face aux ogres du CAC 40 ? J'espère bien me tromper et que dans les semaines qui viennent, très rapidement, la riposte va se faire jour. En attendant, comme des millions de Français, c'est la désespérance qui me gagne, parce qu'en même temps que PSA, ce sont des milliers d'entreprises qui sont concernées, c'est toute la société française qui est touchée.

Et les salariés dans tout ça ? Qu'on se rassure, à PSA Aulnay, ils ont une grande histoire de luttes (rappelez-vous la grande grève de 1984), ils ne se laisseront pas faire. Évidemment, on pense aux Conti, aux Goodyear et à tous ceux qui ces derniers mois ce sont battus comme des chiens, pour finalement n'obtenir que des plans sociaux améliorés, et on craint fort que le même sort les attendent. Sauf que là, il s'agit de Peugeot, un fleuron de notre industrie, mieux que cela, un symbole ! Derrière PSA, ce sont des milliers de sous-traitants qui sont concernés, des milliers d'emplois supplémentaires donc. La lutte de PSA sera aussi la leur.

Pour plus d'infos, je conseille l'interview de Philippe Julien, secrétaire général CGT de PSA aulnay parue dans l'Humanité. De même, je vous propose la lecture d'un article paru dans Libération en 2005 pour vous convaincre que ce type là, (qui ne manque pas de courage puisqu'en 2012 il est encore à PSA), il ne lâchera rien. Enfin, cet article paru sur le site du Nouvel obs, qui démontre, si besoin est, que la guerre est déclarée, et que les salariés sont bien décidés à la mener.