C'était attendu ! Il n'en reste pas moins que la dégradation de la note souveraine de la France par l'agence Standard and poors ébranle le landerneau politico-médiatique et inquiète le reste de la population dépassée par une situation économique qu'elle subit et ne comprend plus. Pourtant, les conséquences rapides de tout cela, elles ne sont pas compliquées à saisir : hausse du chômage, hausse de la précarité, de la pauvreté, haro sur les salaires, sur les conquêtes sociales. Et toujours au nom de la sacro-sainte lutte contre les déficits.

 Pourtant, et cette fois-ci plus que d'autres, "l'inéluctable" n'est peut-être pas certain. La décision tant de fois annoncée de l'agence Standard and poors a le grand mérite de mettre au grand jour ce que de plus en plus d'économistes, de politiques et de citoyens ne cessent de clamer, parfois dans le vide : c'est désormais la finance internationale qui possède les leviers du pouvoir, les politiques ont baissé pavillon. L'agitation sarkozyste a pu donner le change un certain temps, mais elle n'était qu'un leurre.

Or, la France, dans son grand malheur, a une chance que d'autres n'ont pas, ou du moins pas dans l'immédiat : dans 4 mois, elle aura des échéances électorales qui n'auront peut-être jamais été aussi importantes depuis au moins 30 ans. En avril et mai prochain, les Français seront donc face à un choix clair à faire : décident-ils de maintenir les pouvoirs de la finance, de continuer les politiques de rigueur budgètaires injustes et iniques ou bien font-ils le choix d'en sortir ?

 Si on regarde l'offre politique qui s'offre à nous, le choix à faire est tout à fait aussi évident. De Hollande à Sarkozy, en passant par Joly ou Bayrou, c'est la première solution qui est prônée, avec plus ou moins de tolérance face à la finance, plus ou moins de gardes-fous et de protections, mais globalement, c'est la sauvegarde du système qui prime. L'aventure proposée par le Front National, quant à elle, n'est qu'un mirage une illusion qui consiste à faire croire qu'en fermant les frontières, en sortant de l'euro, on pourra continuer tranquillement à faire notre tambouille capitaliste entre nous : sottises et billevesées que cela !

 Il n'y a qu'un seul parti, qu'un seul candidat qui propose une vraie alternative : Le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon ! Ne plus subir les diktats de Bruxelles, du FMI ou des agences de notation, relancer la croissance, changer profondément de modèle de société, la solution est là ! A l'instar de ce qui se passe en Amérique du sud, c'est possible.

En dégradant la France 4 mois avant les élections, l'agence Standard and Poors nous a peut-être rendu service. Elle rend audible, le discours du Front de gauche, elle rend le positionnement de chaque citoyen plus facile. Surtout, le 22 avril et le 6 mai, nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.

PS :Pour ceux qui ne l'auraient pas encore et qui ne demandent qu'à être convaincus, je mets en lien la prestation de Jean-Luc Mélenchon sur France jeudi dernier. Un grand moment de politique qui fait du bien aux neurones !


J.-L. Mélenchon «Des paroles et des actes»