Dures temps pour ceux qui n'aiment pas le football ! depuis plusieurs jours déjà et jusqu'au 11 juillet, il ne sera question que de cela. Oubliés les malheurs du monde, la crise ou les coups bas gouvernementaux, pendant un mois, le monde est prié de s'amuser, de participer à la fête du ballon rond.

Puisqu'il en est ainsi, soit. Amusons-nous ! Ce n'est qu'un moindre mal puisque j'aime le football, même si par moments, comme beaucoup de mes compatriotes, la saturation me gâte. Je viens participer à la fête, sauf que de ce côté-ci de la planète, elle a un drôle de goût. Des relents de chasse à l'homme, de curée anti-Domenech, comme si tous les maux de la planète reposaient sur ces épaules.

Mais enfin, que lui reproche-t-on ? Où plus exactement que lui reproche le petit monde des médias, celui de ceux qui croient faire la pluie et le beau temps parce qu'ils ont accès à la petite lucarne. Crier en meute avec les loups ne veut pas dire que l'on a raison !

Les torts de Raymond Domenech ? Ils sont simples ! C'est un homme des médias qui a utilisés ceux-ci avant de les tourner en ridicules. L'épisode de la demande en mariage, pour rocambolesque qu'il soit est symptomatique. Comment les commentateurs sportifs et autres consultants peuvent se dirent choqués de tant d'impudeur, eux qui ne le sont pas quand leur propres entreprises se font les chantres de la télé-réalité et autres monstruosités qui envahissent nos écrans. Raymond Domenech dérange parce qu'il est le produit de ce système médiatique.

Alors, tous les coups sont permis. A commencer par celui de nier son mérite dans le formidable parcours de la Coupe du monde de 2006. Cette année-là, la présence en finale ne serait due qu'au talent de Zidane et des anciens, Makelele, Thuram, revenus faire une pige en équipe de France. Certes, Zidane fut formidable contre l'Espagne et le Brésil, mais il était présent lors des matchs calamiteux contre la Suisse et la Corée du Sud. Domenech serait donc redevable de ces deux-là et pas des autres ?

Depuis 1998, les anciens champions du monde ont fait main basse sur les médias. Dugarry, Lizarazu, Desailly s'expriment à longueur d'antenne et versent leur fiels. Ils sont cela bien relayés par des Larqué ou Saccomano qui sont de véritables faiseurs d'opinion footballistique. Mais au fait, où sont leurs exploits en tant qu'entraîneur ? Ne leur a-t-on pas appris en tant que joueurs qu'aucun succès n'était possible sans le respect du groupe, des consignes, et donc de l'entraîneur. Quant aux Wenger et Courbis qui se lâchent régulièrement contre Mr Domenech, on serait en droit d'attendre de leur part un peu plus de solidarité. Lui au moins, était à deux doigts de remporter une Coupe du Monde à l'extérieur. Il a aussi qualifié à trois reprise l'équipe nationale pour des compétitions majeures, ce que personne n'a fait avant lui. Il serait bien qu'on le laisse enfin travailler, et surtout que l'on reconnaisse ses mérites.

Je ne suis pas dupe de l'utilisation du football par les politiques, ni de la récupération que Nicolas Sarkozy fera en cas de victoire. Pour autant j'espère que la France ira loin, non pas parce que ses joueurs sont bons (certains ont une mentalité que j'exècre), mais parce qu'elle serait la victoire d'un homme qui a toute une machine contre lui.

Allez Raymond !

Sinon, sur le web :

ataraxosphere nous rappelle que le trou de la sécu n'est qu'une vue de l'esprit.

dasola a aimé le dernier film du roumain Porumboiu.

du bleu dans mes nuages rend hommage à la grande chanteuse de fado, Dulce Pontes