Au rayon des victimes des élections régionales, on trouve Xavier Darcos, obligé de quitter le gouvernement, mais aussi l'ensemble des salariés de ce pays. La nomination d'Eric Woerth, qui sera chargé de faire la réforme des retraites, est en effet un mauvais signe envoyé au monde du travail, le signe que cette réforme a de fortes chances d'être surtout bénéfique au patronat.

Avant tout, il faut faire une petite remarque. Nicolas Sarkozy vient de nommer son 4ème ministre du travail en l'espace de deux ans et demi seulement. De la part de quelqu'un qui voulait remettre la valeur travail au coeur du système, il faut bien admettre que cela fait tâche.

Le nouveau titulaire du poste s'appelle donc Eric Woerth, et sa nomination est à elle seule une indication sur la voie que va prendre la réforme des retraites. N'en doutons pas, Eric Woerth a été nommé à ce poste dans cet unique but. Le CV du personnage parle de lui-même : ministre du budget depuis 2007, il impose à notre pays une politique de rigueur qui ne veut pas dire son nom, surtout, il met en place la RGPP (révision générale des politiques publiques) avec son corrélat, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux.

La marque de fabrique d'Eric Woerth, c'est qu'il a une vision purement économique de la société. Il a imposé cette vision aux services publics, lesquels explosent tous et ne peuvent plu remplir leur mission correctement. C'est donc det homme qui s'occupera des retaites. Ce n'est pas un hasard, et le message est clair : Français, vous allez morfler.

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