31 mai 2008
Les médias ne doivent pas appartenir à de grands groupes.
Cela sera évidemment peu repris dans la presse, et par conséquent ne créera pas la polémique que cela mériterait. Pourtant, interviewé par différents journalistes du web, Nicolas Dupont-AignanDupont-Aignan a fait une proposition qui pourrait révolutionner le monde des médias. Il propose ni plus ni moins que la constitution garantisse le pluralisme des médias en interdisant que ceux-ci soient la propriété de grands groupes.
Mr Dupont-AignanDupont-Aignan est un personnage intéressant. Bien que je ne partage pas nombre de ces idées, et que nous ne fassions pas parti du même bord politique, sa vision de la République et de la démocratie d'opinion est assez proche de la mienne. Je trouve d'ailleurs navrant que ce discours ne soit à l'heure actuelle tenu par personne à gauche, même à la LCR, qui a décidé d'utiliser les médias pour se développer.
Parce que ce que pointe Mr Dupont-AignanDupont-Aignan, c'est le contrôle de l'information par des personnes ou par des groupes dont les intérêts vont à l'encontre de ceux du grand public. TF1 ne dénoncera jamais l'attitude de Bouygues dans certains pays d'Eurrope centrale, où la firme est très proche des dictatures au pouvoir, et pour cause, Bouygues possède TF1. De même, il ne faut pas s'attendre à des critiques poussées de la part du Figaro sur la politique de défense française, Dassault propriétaire du journal, vend aussi des avions à notre armée.
Mais aujourd'hui, le problème dépasse le simple conflit d'intérêt, puisqu'il se trouve que de nombreux grands patrons d'industrie sont à la fois propriétaires de journaux, de radios ou de télé, mais aussi grands amis de l'actuel président. Et, de fait, depuis un an les soupçons d'intervention de l'Elysée se multiplient sur des retraits inopinés d'articles, des nominations ou autres bizarreries.
Depuis la Révolution française, un des fondements de la démocratie est la liberté d'opinion et d'expression. Il semble bien que la presse aujourd'hui ne soit plus libre, et par conséquent que la France ne soit plus vraiment une démocratie. Le meilleur exemple a été fourni par le débat sur le traité constitutionnel. Les syndicats patronaux, ainsi que les grands partis politiques étaient favorables à son approbation. De fait la quasi totalité des médias a fait campagne pour le oui. Si le non l'a finalement emporté, il a emporté avec lui l'indépendance éditoriale de la plupart de nos moyens d'information.
Aux enjeux démocratiques, aux conflits d'intérêts s'ajoute donc une autre difficulté pour notre démocratie : la rupture entre le peuple et ses élites. La plupart des "intellectuels" intervenant dans les médias pensent tous ou presque la même chose. Il est intéressant d'ailleurs de voir que les mêmes "intellectuels" (FinkielkrautFinkielkraut, GlucksmannGlucksmann, etc.), se sont retrouvés avec les patrons d'industrie et de presse pour soutenir le même candidat. La faillite des élites laisse la porte grande ouverte aux populismes, et notamment aux partis les plus réactionnaires. On voit parfaitement avec l'exemple italien et l'arrivée de postfascistespostfascistes au pouvoir ce que cela peut donner.
Alors, évidemment, il reste la bulle internet. Elle avait fait preuve de sa force et de son indépendance lors du référendum. Mais lorsque l'on voit les enjeux financiers qui sont derrière, l'intérêt que portent les grands groupes à ce média, il est à craindre que cet oasis de liberté ne dure plus très longtemps.
30 mai 2008
Il ne faut pas toucher aux 35 heures.
C'est Jean-Claude Mailly, le responsable du syndicat FO, qui avait raison. Le soi-disant couac de la majorité sur les 35 heures n'en était pas un. L'avant-projet de loi concocté par le ministre du travail Xavier Bertrand a bien pour objet de les détricoter et d'y mettre fin.
Ce que prévoit la future loi, c'est que les contingents d'heures supplémentaires pourront être négociés entreprises par entreprises. Même si cela se fait dans le cadre de la nouvelle organisation des relations avec les partenaires sociaux (les accords doivent signés par des syndicats représentants 30 % des salariés), la faiblesse des syndicats est telle que le patronat aura quasiment champ libre.
Ce qui veut dire que demain, il est probable que de nombreux salariés soient contraints de travailler jusqu'à 48 heures par semaine, (maximum autorisé par l'Union européenne) sous prétexte de faire des heures supplémentaires . Et surtout que cela soit la première pierre d'une casse plus large du code du travail.
On voit le danger pour le monde du travail. A cela, il faut rajouter la méthode, entièrement basée sur l'hypocrisie et le mensonge, puisqu'il y a moins d'une semaine le président de la République et son ministre du travail assuraient vouloir garder les 35 heures.
Les syndicats ont déjà prévu une réaction qu'ils espèrent forte, les salariés n'avaient pas besoin de cela pour être en colère contre ce gouvernement. En plus de jouer aux pyromanes, Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand viennent de donner la preuve que leur parole ne valait rien. Ce qui pour des dirigeants politiques est grave.
29 mai 2008
Je sais où trouver l'argent pour financer les retraites et la sécurité sociale.
58 %, c'est en moyenne l'augmentation de revenus perçue par les patrons du CAC 40. Et ce d'après le magazine "L'Expansion", qui n'est pas un modèle de gauchisme. Alors que l'on nous serine à longueur de journées que les caisses de l'Etat sont vides, que tout augmente, et que les Français vont devoir se serrer la ceinture, il y en a qui visiblement ne sont pas concernés. Et c'est d'autant plus scandaleux, qu'il n'est pas rare de voir ces mêmes patrons annoncer des charrettes de licenciements, soi-disant pour faire face à la crise et à la conjoncture internationale.
Il est temps de se réveiller et de prendre l'argent là où il est. Il faut partager les richesses.
28 mai 2008
Tout n'est pas la faute de l'Europe.
Avec la montée des cours des matières premières, et particulièrement du pétrole, la France, à l'instar des autres pays, connaît une grave crise économique. C'est en premier lieu le pouvoir d'achat qui est concerné, et évidemment les couches sociales les plus fragiles sont les plus touchées. Mais cela risque à terme de mettre en grosses difficultés de nombreux secteurs économiques.
Conscient des problèmes rencontrés par une majorité de Français, Nicolas Sarkozy a essayé d'apporter des réponses, notamment sur la hausse du prix du pétrole. Il propose notamment une baisse de la TVA. Cela pourrait être efficace sauf que tout dépend de l'accord de l'ensemble des pays de l'Union Européenne, ce qui est loin d'être garanti. Un échec attendu sur ce sujet permettrait au gouvernement de ne rien faire, et de rejeter la faute sur l'Europe.
Mais pourtant, il n'y a rien de plus faux que de se déclarer impuissant. L'Etat aurait les moyens d'intervenir. Le taux élevé de la TIPP (Taxe d'importation sur les produits pétroliers) ne dépend que du gouvernement. Il est tout à fait possible de jouer sur le niveau de cette taxe pour soulager le porte-monnaie des entreprises et des particuliers Français. Cela a d'ailleurs été fait par le passé, avec le gouvernement Jospin. Si le gouvernement ne fait pas ce choix aujourd'hui, c'est parce qu'il en a fait de mauvais dès le départ et refuse de revenir dessus. La loi TEPA (le fameux paquet fiscal entre autres) a coûté 15 milliards d'euros à l'Etat, et surtout lui enlève toute marge de manoeuvre budgétaire. Si aujourd'hui le gouvernement Fillon ne peut agir, c'est parce qu'il a vidé les caisses.
Et la situation est identique sur le pouvoir d'achat. Peu de personnes, économistes compris, croient que les mesures sur les heures supplémentaires ou sur l'intéressement aux bénéfices vont changer beaucoup de choses. Elles sont loin de concerner tout le monde et sont trop dépendantes du bon vouloir des patrons. De même, il est illusoire de croire que les cadeaux faits aux grandes surfaces vont permettre de baisser les prix. Non, le gouvernement le sait, il existe une autre mesure, plus efficace, qui ne dépend ni de l'Europe, ni de la conjoncture, mais qu'il ne peut prendre car il a dilapidé tout l'argent disponible : celle d'augmenter les salaires. Mais là encore se serait se renier et reconnaître qu'il a fait une erreur.
Alors oui, il est juste de dire qu'en matière économique beaucoup de choses dépendent de l'Europe. Mais l'Etat Français a encore des moyens d'agir. S'il ne le fait pas aujourd'hui, c'est parce qu'il a fait d'autres choix économiques et politiques il y a un an. Ceux-ci s'avèrent mauvais, et il serait préjudiciable de continuer à s'entêter et à ne pas revenir sur le fameux paquet fiscal de 15 milliards.
27 mai 2008
L'intéressement est-il intéressant ?
Nicolas Sarkozy a annoncé sa volonté de développer l'intéressement dans les entreprises. Outre le fait qu'il endosse désormais aussi les habits de ministre de l'économie, il est amusant de noter qu'il revient à des fondamentaux de la doctrine gaulliste, après n'avoir eu de cesse jusqu'ici de s'en éloigner.
L'intéressement permettrait aux employés de recevoir les dividendes de leur travail en participant aux bénéfices. Contrairement à la participation qui est gelée pendant 5 ans, l'intéressement possède l'avantage d'être rapidement percevable par les gens. De plus il est vrai que dans certaines entreprises cela permettrait d'améliorer substantiellement les revenus.
Cette méthode pourrait donc permettre à de nombreuses personnes de toucher plus d'argent. Mais le résultat pourrait être limité, et avoir d'autres conséquences.
D'abord ce dispositif va concerner surtout les grandes entreprises, alors que les PME, qui sont celles qui emploient le plus, sont aussi celles qui ont le plus de mal face à la crise. Ensuite, en accordant un crédit d'impôt aux entreprises qui se lanceraient dans l'intéressement, le gouvernement risque d'alourdir les déficits publics. Et il le ferait à un moment où il demande aux Français, mais surtout à certaines catégories de faire des efforts. En terme d'image, ce n'est pas très bon. De même, les réductions de charge vont forcément peser sur les déficit des caisses de retraite. Les syndicats n'ont d'ailleurs pas manqué de le signaler.
Enfin, et comme toujours depuis un an, cette décision dépend totalement du bon vouloir des entreprises, même s'il y a des mesures incitatives. Les entreprises en difficultés, voire déficitaire ne pourront de facto pas faire profiter leurs employés de cette manne. De même, sont exclus d'office les fonctionnaires et les chômeurs, soit environ 7 millions de personnes, ce qui me fait penser qu'il y a une stigmatisation à leur égard.
Au final, l'intéressement risque, comme le paquet fiscal, de ne concerner qu'une minorité de personnes, pas toujours ceux qui ont le plus besoin, et d'accroître les divisions. Comme toujours, le gouvernement refuse d'agir sur le seul volet vraiment égalitaire, et qui serait rapidement effectif, l'augmentation des salaires (même si des encouragements à des négociations sur les bas salaires sont prévues). Cette mesure est donc une fois de plus idéologique, et n'aura que des effets marginaux.
26 mai 2008
La politique revient au cinéma par la grande porte.
Evidemment, la politique et le social n'ont jamais vraiment déserté les terrains sociaux et politiques, les films de Ken Loach ou de Michael Moore en attestent. Pourtant, il faut bien reconnaître que ces dernières années, le cinéma d'auteur c'était beaucoup retranché derrière des histoires plus intimistes, particulièrement en France d'ailleurs (il me semble aussi que ce mouvement ne touche pas que le cinéma mais toutes les expressions artistiques). Le palmarès du festival de Cannes signifie cependant que le septième art fait bien un retour massif sur le champ politique.
Sean Penn, le président du jury avait prévenu d'emblée, les films primés seraient ceux qui portent un regard sur le monde extérieur. Et on peut dire que le palmarès n'a pas déçu sur ce plan. Jugez plutôt :
- Tout d'abord ne pas oublier que dans les films non primés, mais encensés par la critique il y avait ce fameux film israélien "Valse avec Bachir", qui invente de nouvelles formes (le documentaire d'animation) pour dire l'indicible, le massacre de Sabra et Chatila. Film, notons-le, financé par le service public israélien, ce qui prouve la vitalité démocratique de ce pays.
- Deux prix importants à deux films italiens, l'un sur la camorra, l'autre sur Andreotti, homme politique italien de premier plan pendant quarante ans. Au passage, cela signe le grand retour du film italien engagé qui avait fait les grandes heures du cinéma transalpin. BellocchioBellocchio et Moretti ne sont plus les seuls successeurs de Visconti ou Rossellini, désormais la relève est assurée.
- Le prix du meilleur acteur revient à benicio Del Toro pour le rôle du Che, si cela ce n'est pas un rôle politique, je n'y comprends plus rien. Avec au passage toute la salle du festival qui applaudit Che Guevara, on croit rêver.
- Et enfin, évidemment, cette palme d'or au film de Laurent Cantet. Comment, au moment ou l'Education Nationale est en grande crise, ne pas y voir de résonances politiques. Cette palme d'or est aussi un hommage au cinéma indépendant, qui n'est pas au mieux face à la pression des grands studios.
Je n'ai évidemment vu encore aucun de ces films, mais l'annonce du palmarès m'a réjoui. Certes, ce ne sont pas quelques films qui vont changer la face du monde, mais si les artistes se remettent à humer l'air du temps, à sonder les maux de nos sociétés, bref, à réouvrir le combat des idées, alors espérons-leespérons-le, et soyons utopistes, ce n'est qu'un début vers une prise de conscience plus large.
25 mai 2008
Un site à découvrir
Aujourd'hui, je fais très court.
Simplement, comme j'aime beaucoup la ville où j'habite, qui est bien plus qu'une simple ville de banlieue, je voulais signaler un site formidable en retraçant l'histoire avec des images en 3 D, des schémas, etc.
Bref, voici le lien : http://www.saint-denis.culture.fr/fr/index.html
24 mai 2008
Sommes-nous à l'aube de grands bouleversements ?
Ce n'est pas d'aujourd'hui, des dizaines de voix se sont déjà élevées pour dire que le système économique dans lequel nous vivons nous emmène droit dans le mur. Le capitalisme à outrance tel que nous le connaissons à certes permis à des millions de personnes d'accéder au confort, de voir leurs conditions de vie progresser, voir de s'enrichir, mais ses dégâts collatéraux sont considérables : catastrophes environnementales, accroissement des inégalités, asservissement de populations entières. On pourrait trouver d'autres raisons à ces maux, mais la course au profit les amplifie tous considérablement.
Des écologistes, des politiques éclairés, des hommes et des femmes conscients de ce qui se passe autour d'eux, ont bien essayé de tirer la sonnette d'alarme, d'avertir ceux qui sont en capacité de prendre les décisions. Mais la puissance des lobbies économiques ajoutée à l'idéologie ultra-libérale régnant dans ces milieux, tout cela fait que jusqu'à maintenant ils n'ont pas voulu ou réussi à imposer les réformes nécessaires, celles qui permettraient de changer les mentalités pour une utilisation parcimonieuse des ressources de la planète, pour une économie enfin au service de l'homme et non de l'argent, pour une diminution des inégalités.
Pourtant, la crise économique actuelle pourrait bien réussir là où les hommes n'ont pas eu assez de volonté. L'envolée des prix du pétrole a déjà commencé à changer les comportements individuels, et la hausse des prix de toutes les matières premières nous oblige à une gestion plus économiques de nos ressources. De même, il ne fait de secret pour personne que la main-d'oeuvre pèse pour beaucoup moins que les transports dans le coût d'un produit. Cela pourrait être la fin d'une certaine mondialisation qui remet en cause les acquis sociaux des pays riches sans permettre de progrès pour les plus pauvres. Et si les humains cessaient d'être considérés comme des marchandises ? En tout cas, des modifications profondes dans les modèles économiques actuels se profilent.
Mas ce tableau n'est pas idyllique, bien au contraire. Les famines menacent en Afrique ou en Asie, les catastrophes naturelles se multiplient, et dans certains pays des émeutes ont déjà eu lieu. Elles prennent même parfois un inquiétant caractère raciste comme en Afrique du sud.
Il est donc urgent de prendre la mesure des bouleversements qui nous attendent et de s'atteler à d'immenses chantiers : une meilleure répartition des richesses, une gestion des ressources naturelles qui soit parcimonieuse et respectueuse de l'environnement, la mise sous contrôle de l'économie au bénéfice des hommes.
Tôt ou tard nous serons obligés de modifier nos comportements. Malheureusement il semble que parmi les dirigeants actuels de la planète il n'y ait pas encore de voix pour porter et encourager les changements nécessaires. Espérons que la prise de conscience arrivera avant qu'il ne soit trop tard.
22 mai 2008
Retraites : évidemment que l'on peut faire autrement.
C'est le discours dominant, sans cesse rabattu dans tous les médias et par la plupart des commentateurs politiques : la seule solution pour résoudre la question des retraites est d'augmenter l'âge de la cotisation.
Les syndicats (du moins certains) s'évertuent depuis des années à répéter le contraire, mais leurs propositions n'arrivent jamais à perce le mur de la pensée dominante. Ils prêchent dans le désert.
C'est pourquoi l'article de Libération faisant le tour de toutes les possibilités vaut son pesant d'or, surtout venant d'un journal qui, rappelons-le avait soutenu la réforme Juppé en 1995.
Voici donc le lien : http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/327580.FR.php
21 mai 2008
Pourquoi il faut aller dans la rue le 22 mai.
Demain, jeudi 22 mai, je serai gréviste, et je manifesterai à Paris. Mais contrairement à d'autres fois, cette fois ma colère, mes peurs et mes doutes sur la politique menée sont immenses. Les raisons qui font que je vais battre le pavé sont multiples et vont bien au-delà du mot d'ordre sur les retraites.
Je serai dans la rue :
- Parce qu'il n'est pas normal que l'on demande toujours aux mêmes de travailler plus pour financer les retraites, alors que dans le même temps les revenus du capital explosent et ne sont jamais sollicités pour participer à la solidarité nationale. En ce sens, la réforme des retraites est injuste puisqu'une minorité de privilégiés ne sont pas touchés.
- Parce qu'il n'est pas normal que se soit aux malades de payer pour financer le trou de la sécurité sociale. Les franchises médicales touchent principalement les plus pauvres, tandis que dans le même temps le gouvernement multiplie les allègements de charges pour les entreprises, accentuant encore le déficit de la Sécurité Sociale.
- Parce que sous prétexte de réduire les déficits publics, on supprime des postes de fonctionnaires comme s'il s'agissait de patates, sans aucune considération pour les personnes et pour le travail effectué.
- Parce qu'en s'attaquant à l'Education Nationale, ce gouvernement insulte l'avenir en privant notre jeunesse d'une éducation de qualité. De plus, il montre qu'il n'a aucune vision à long terme puisque tout indique que dans quelques années le nombre d'élèves va augmenter.
- Parce que ce gouvernement méprise le dialogue social. De même qu'il méprise la démocratie, l'adoption définitive du texte sur les OGM est un bon exemple.
- Parce que la répression se fait de plus en forte contre les plus faibles : les sans-papiers, les chômeurs, les lycéens qui manifestent, etc.
- Parce qu'il y a eu mensonge au plus haut niveau sur la question du pouvoir d'achat.
- Parce que j'ai de moins en moins l'impression de vivre dans une démocratie, mais dans un état où la police a beaucoup de pouvoirs et où l'information est sous contrôle (du moins en partie).
- Parce que j'ai le sentiment que les politiques de gauche nous ont abandonné à leurs querelles intestines, et que par conséquent il ne reste que la rue pour s'exprimer.