24 octobre 2007
Grenelle de l'environnement : on va enfin savoir !
Fin septembre, j'ai déjà écrit un message sur ce sujet, où je me félicitais de cette initiative, tout en étant sceptique sur le résultat final. Au moment où l'on arrive à la fin du processus de discussions, je n'ai pas changer d'avis.
J'étais dubitatif sur l'isolement de la France et sur cette propension que nous avons, de penser que nous sommes les meilleurs au monde. La présence d'Al Gore et de Mr Barroso est une bonne chose, ou tout au moins, un symbole intéressant. Le fait que malgré leurs réticences et leurs doutes, toutes (ou presque) les associations soient allées au bout du processus est plutôt rassurant sur ce qui pourrait en sortir. De plus, le simple fait que l'organisation de ce Grenelle soit voulue par la droite, qui jusque là n'avait jamais fait de l'environnement une de ses priorités, va dans le bon sens, celui d'une prise de conscience générale des problèmes. Au passage, je me permets une petite perfidie. Je trouve curieux ce désir présidentiel d'appeler ces débats "Grenelle de l'environnement", ce qui fait ostensiblement référence à une période de l'histoire que notre président honnit.
Mais, tout est loin d'être réglé, et au moment des discussions finales, il reste bien plus d'interrogations que de certitudes.
Ma première interrogation concerne la façon dont ce gouvernement considère les négociations, puisque dans ce domaine comme dans d'autres, nombre de décisions semblent déjà prises. Au risque de créer déception et frustration.
Ensuite, sauf erreur de ma part, je n'ai aucunement entendu parler d'une volonté de travailler sur ce dossier aux niveaux mondial ou européen. On sait pourtant que la France seule ne peut pas tout. En outre, il serait présomptueux de croire que les autres ne bougent pas, et peut-être intéressant de s'intéresser à ce qui marche chez eux. Faire croire, comme j'ai l'impression qu'on le fait, que la France va agir, et qu'elle entraînera les autres nations à sa suite, est mensonger. Mais peut-être que tout cela n'est qu'un habillage à destination de l'opinion, et qu'en fin de compte peu de choses se passeront.
Enfin, et c'était déjà ma conclusion la dernière fois, la réflexion porte essentiellement sur la réduction des nuisances que l'homme porte à la nature. Et s'il ne suffisait pas de réduire nos productions de déchets ? Et s'il fallait tout simplement revoir complètement notre façon de vivre ? Ne plus se servir de la nature, la piller indéfiniment comme on le fait, mais réfléchir aux moyens de vivre en harmonie avec elle ?
Commentaires
d'accord avec vous sur quasiment tout :)
mais attendons ce week-end et surtout l'arbitrage de l'omniprésident pour rendre le jugement dernier ;-)
tout en gardant à l'esprit que le schmilblick ne s'arrête (heureusement) pas à la fin de ce grenelle !!
(merci pour votre dernier paragraphe, voir quelqu'un afficher cette position me réconforte...)
Ne tendriez-vous pas à la décroissance, mon cher, en plus d'être vaguement bolchévique ?
Bises Leunamme, et merci pour ce billet : ça fait du bien de lire ça !
Bonne soirée.
Si 2 jours suffisaient à régler le problème, il le serait depuis longtemps. Mais, comme vous le dites si justement, c'est à chacun de nous de revoir ses propres comportements. Et ça, ce sera long. Très long. En effet, chacun de nous étant parfait, chacun de nous attend de l'autre qu'un effort soit fait. Surtout quand "l'autre" est impersonnel: c'est l'industrie, l'Amérique. Je n'ai pas éteint mes lumières le 23 octobre, mais j'ai des ampoules basse consommation depuis 10 ans, j'éteins complètement ma télé depuis toujours, je prends des douches depuis 50 ans, et je n'ai plus de voiture depuis 8 ans. Je pense avoir fait plus pour la planète que nombre de ceux qui ont éteint la lumière 5 minutes deux fois dans l'année.
Du vent...
Bonjour à toutes et tous,
Ce grenelle de la quenelle va fini en queue de poisson.
Des déclarations d'intentions et rien derrière...
Il ne nous reste plus qu'à trouver une autre planète.
Bises .
Eric Bloggeur Mulhousien
ETC........
Chaque événement chasse l'autre.
Avoir toujours dans la tête : les retraites, les franchises médicales, les sans-papiers, les sans-logis, l'inhumannisation de la communication, le bla-bla des politiques et des syndicalistes, la révison du traité européen pour lequel le "peuple" n'est plus consulté, les caméras qui sont là mais qu'on ne voit plus, l'environnement et ses solutions qui n'en sont pas, la marchandisation de la culture, de l'université, de la santé...., les riches de plus en plus riches
partout dans ce monde mondialisé.......
Question : que faut-il faire?
Merci!
Je vous conseillerais deux articles du canard enchaîné de cette semaine pour connaître les dessous du Grenelle de l'environnement : " Touche pas à mes pesticides » et « Accélérer en freinant »
Voici un lien intéressant pour aller plus loin et voir l'autre versant des choses : L'ANALYSE DE PAUL ARIES SUR LES CONCLUSIONS DU GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT :
Le « Munich de l'écologie »
http://contre-grenelle.org/munich-ecologie.htm
Merci
à vous tous pour vos commentaires et vos informations.
Je pense qu'évidemment il est une bonne chose que l'environnement soit mis au centre du débat. Cependant, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai bien peur qu'il n'y ait anguille sous roche.
Nous verrons bien, mais même si les mesures s'avèrent réelles, elles ne suffiront.
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