23 septembre 2007
La classe ouvrière n'est pas passée à droite !
Sondages après sondages, on noue serine la même chose, les classes populaires et particulièrement les ouvriers soutiendraient le gouvernement de Sarkozy et ses principales mesures. Cette affirmation est bien relayée par la presse sarkozyste, et pour cause, dire que le président est populaire au sein du coeur de cible de la gauche, revient à justifier sa politique.
Et pourtant, je reste sceptique face à ces affirmations. Il suffit de regarder les résultats de présidentielle pour s'apercevoir que la majorité des ouvriers et des employés ont voté pour Mme Royal. Même si c'est dans une proportion beaucoup moins forte qu'avant. Mais on oublie souvent de signaler 2 choses. La première, c'est qu'il y a tout de même eu 15 % d'abstentionnistes, et que les ouvriers sont en proportion plus nombreux parmi eux. Leur méfiance par rapport aux politiques reste donc très fort, et ils n'ont visiblement pas été attirés par Nicolas Sarkozy. Le second point, est que de nombreux ouvriers sont de nationalité étrangère et n'ont donc pas le droit de vote, et on peut sans danger affirmer que ce n'est pas la droite qui aurait majoritairement leur preférence.
Mon scepticisme est en outre renforcé par le fait que les classes populaires vont être les premières victimes de la casse sociale voulue par le président. Or, s'il est vrai que dans tous les sondages, une majorité d'ouvriers et d'employés approuvent la réforme des régimes de retraite ou d'autres mesures, ce qu'aucun journaliste ne précise, c'est que c'est toujours dans une proportion bien moindre que les autres catégories sociales.
Mais voilà, la presse aux ordres a bien fait son boulot, et lorsque vous discutez avec des amis, il n'est désormais pas rare d'enendre que les ouvriers soutiennent Sarkozy. Alors que la situation se tend sur le terrain social, on voit très bien à quoi peut servir cet argument. La désinformation continue, mais elle peut encore être démentie dans la rue ou dans les urnes.
Commentaires
Sondagite
Salut,
Je veux ajouter que les sondages, ça ne vaut rien. Le PS, qui avait désigné sa candidate uniquement sur la foi des espoirs sondagiers, en est un exemple.
je me souviens d'un sondage paru quand le CPE de Villepin a été mis surla table : éminemment favorable! Deux mois plus tard, les sondages nous disaient que ce même CPE était totalement rejeté.
Donc raison de plus pour ne pas croire les "sondages "et les commentaire qui n'ont qu'un seul but : non pas peindre le monde comme il est mais tel que les classes dominantes, qui possèdent les instituts, voudraient le voir.
Entre les intentions et les actes, il y a souvent une marge. Un sondage reflète des intentions, qui, de plus, sont fluctuantes (ce qui est vrai un jour ne l'est plus le lendemain), et, surtout à mon avis, sont interprètées. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le démontrer, être "pour le retrait du CPE" ne veut pas dire "être contre le CPE". Certains étaient pour le retrait simplement pour un retour à la paix publique.
Un sondage, c'est une aide à la décision, parmi plein d'autres. Pas plus.
A O.C.,
d'accord avec vous à 100 %
A Persee,
un sondage ne reflète que l'avis des 800 personnes interrogées et qui n'ont pas toujours toutes les billes en main pour décider. Le problème, c'est que cela est présenté comme l'avis de tous.
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